Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres

  • Rue Francisco Ferrer
  • 81100 Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
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Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Église Saint-Jacques-de-Villegoudou de Castres
Crédit photo : Havang(nl) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du XIVe siècle
Construction initiale
1567-1568
Destruction pendant les guerres de Religion
1603
Reconstruction de l'église
1621
Destruction pendant les guerres de Religion
1623-1626
Campagnes de reconstruction
1754
Ajout de la flèche
1760
Cycle de la vie de Saint-Jacques
12 août 1955
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise ; façade et toiture de la petite maison en pans de bois attenante au côté Nord du clocher de l'église : inscription par arrêté du 12 août 1955

Personnages clés

Prince de Condé Responsable de la destruction de l'église pendant les guerres de Religion.
Henri II de Rohan Responsable de la destruction de l'église pendant les guerres de Religion.
Charles-Joseph Natoire Peintre des cinq tableaux représentant le cycle de la vie de Saint-Jacques.

Origine et histoire de l'Église Saint-Jacques-de-Villegoudou

L'église Saint-Jacques-de-Villegoudou, à Castres, succède à un asile médiéval installé sur la rive gauche de l'Agout pour accueillir les pèlerins, notamment ceux en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle, et les fidèles venus vénérer les reliques de saint Vincent de Saragosse. Une église est attestée à la fin du XIVe siècle ; seuls les deux premiers niveaux de la tour-clocher datent de cet édifice médiéval. Au cours des guerres de Religion, l'édifice a été à plusieurs reprises détruit et utilisé comme carrière pour la construction ou le renforcement des remparts, les récits attribuant ces destructions tantôt aux opérations du prince de Condé vers 1567-1568, tantôt à Henri II de Rohan en 1621. La reconstruction de l'église intervient au début du XVIIe siècle, avec des campagnes signalées en 1603 puis entre 1623 et 1626, et l'édifice est profondément remanié au XVIIIe siècle ; il aurait en outre servi de réserve à salpêtre pendant la Révolution. La tour carrée conserve, au rez-de-chaussée voûté d'une croisée d'ogives à clé sculptée, le témoignage de la construction du XIVe siècle, tandis que la nef, composée de quatre travées barlongues, est voûtée d'arêtes reposant sur des doubleaux rectangulaires aux arêtes chanfreinées. Les chapelles latérales s'ouvrent sur le vaisseau central par des arcades en plein cintre retombant sur des piles carrées flanquées de pilastres ; l'abside est de plan polygonal et voûtée d'ogives et le chœur est flanqué au nord d'une vaste sacristie. L'intérieur présente un décor peint imitant le appareillage sur arcs et voûtes, un ornement étoilé dans les voûtes des chapelles et du chœur, et une tribune portée par des colonnes ioniques en marbre de brèche rouge qui rythment le pourtour du chœur, complété par un lambris d'appui et un entablement en stuc ou en bois peint. Le décor classique, ainsi que l'autel principal et les autels secondaires à retables, reflètent l'intervention du XVIIIe siècle ; une flèche a par ailleurs été ajoutée en 1754. L'église conserve des œuvres remarquables : cinq tableaux de Charles-Joseph Natoire (Cycle de la vie de Saint-Jacques, 1760), des œuvres attribuées à Joseph-Charles Valette et à Le Sueur, une fresque moderne de Nicolas Greschny, ainsi que de nombreuses peintures provenant de la chartreuse de Saix ; l'orgue du XVIIe siècle provient de l'église Notre-Dame de la Dalbade de Toulouse. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 août 1955 ; cette inscription comprend également la maison à pans de bois attenante. À proximité se trouvait autrefois le couvent des religieuses de Villegoudou.

Liens externes