Rédaction du *Guide du pèlerin* 1135–1140 (≈ 1138)
Par Aymery Picaud, chapelain d’Asquins
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Nef en berceau brisé et bases médiévales
1570
Reconstruction du bas-côté sud
Reconstruction du bas-côté sud 1570 (≈ 1570)
Restauration par les habitants
1755
Déplacement du clocher
Déplacement du clocher 1755 (≈ 1755)
Alignement dans l’axe de l’église
1926
Première protection
Première protection 1926 (≈ 1926)
Inscription aux Monuments Historiques
1998
Classement UNESCO
Classement UNESCO 1998 (≈ 1998)
Voie de Compostelle (patrimoine mondial)
2024
Nouveau classement
Nouveau classement 2024 (≈ 2024)
Arrêté substituant l’inscription de 1926
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, l'église Saint-Jacques-le-Majeur et son enclos délimité par un muret, emplacement du cimetière primitif, situés rue de l'Église, au lieu-dit "Le Moûtier", sur la parcelle n° 308, figurant au cadastre section AB, tel que délimité et hachuré en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 14 octobre 2024
Personnages clés
Aymery Picaud - Chaplain et auteur
Auteur du *Guide du pèlerin* (1135–1140)
Abbé Grognot - Curé d’Asquins (XVIIIe siècle)
Initiateur des rénovations baroques
Origine et histoire de l'Église Saint-Jacques-le-Majeur
L'église Saint-Jacques-le-Majeur d'Asquins, située dans l'Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, fut construite au XIIe siècle sur les bases d’un édifice antérieur du XIe siècle. Elle devint un lieu emblématique du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, marquant le départ de la voie dite « de Vézelay », classée au patrimoine mondial par l’UNESCO en 1998. Son emplacement sur un tertre offre une vue panoramique sur la basilique de Vézelay et la campagne environnante, renforçant son rôle symbolique dans la région.
L’édifice a subi de multiples transformations au fil des siècles. La nef en berceau brisé (XIIe siècle), le bas-côté nord voûté (XIIIe siècle) et le bas-côté sud (XVIe siècle) témoignent de son évolution architecturale. Au XVIIIe siècle, l’abbé Grognot entreprit une campagne majeure de rénovation : reconstruction du clocher dans l’axe de l’église (1755), ajout de boiseries, décors peints dans le chœur, et aménagements des sacristies. Ces travaux effacèrent partiellement des fresques médiévales (XIIIe–XVIe siècles), dont des représentations de Vierges sages et folles ou un Saint-Sébastien, aujourd’hui perdues.
Le mobilier intérieur, classé en 1988, illustre la richesse artistique de l’église. On y trouve un maître-autel en marbre (1762–1765), un buste-reliquaire de Saint-Jacques (XVIe–XVIIe siècles), des tableaux baroques (XVIIe–XVIIIe siècles), et des boiseries dorées (XVIIIe siècle). L’église abritait aussi des peintures murales du XIVe siècle, redécouvertes en 1967 dans l’ancienne chapelle Saint-Vincent. Ces éléments reflètent l’attachement des Asquinois à leur patrimoine, comme en témoignent les vitraux du XIXe siècle dédiés à saint Jacques et saint Vincent.
L’histoire de l’église est liée à Aymery Picaud, chapelain et auteur du Guide du pèlerin (1135–1140), un texte fondateur pour les pèlerins de Compostelle. Classée Monument Historique en 1926 puis en 2024, l’église fut fermée au culte en 2015. Aujourd’hui, elle accueille des concerts, notamment lors du festival Les rencontres musicales de Vézelay, tout en conservant son statut de propriété communale.
Les conflits et les remaniements successifs ont marqué son architecture, mais son rôle dans le pèlerinage et son mobilier exceptionnel en font un témoin majeur de l’histoire religieuse et culturelle de la Bourgogne. Les fresques disparues, les décors baroques et les objets liturgiques classés soulignent son importance patrimoniale, entre héritage médiéval et transformations modernes.
Devenir actuel
L'Église Saint-Jacques-le-Majeur fait partie des 71 monuments ainsi que 7 portions de chemins sont inscrits depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco sous le titre officiel de « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ».
Elle est sur le chemin de la Via Lemovicensis, celle dite « de Vézelay » ou voie limousine.