Frise chronologique
1522
Décès de Jean de Béry
Décès de Jean de Béry
1522 (≈ 1522)
Date gravée sur sa pierre tombale.
1769
Construction de l'église
Construction de l'église
1769 (≈ 1769)
Remplace un édifice antérieur sous Henry Gabriel de Béry.
16 décembre 1969
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
16 décembre 1969 (≈ 1969)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AC 12) : inscription par arrêté du 16 décembre 1969
Personnages clés
| Henry Gabriel de Béry - Marquis et seigneur d'Essertaux |
Commanditaire de l'église en 1769. |
| Jean de Béry - Seigneur d'Essertaux (décédé en 1522) |
Inhumé dans l'église, pierre tombale conservée. |
| Marguerite Jeanne de Rubempré - Épouse de Jean de Béry |
Mentionnée sur la pierre tombale. |
| Sénéchal - Architecte (originaire de Corbie) |
A conçu les plans de l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques-le-Majeur d'Essertaux, située dans le département de la Somme à environ 20 km au sud d'Amiens, a été construite en 1769 sous l'impulsion du marquis Henry Gabriel de Béry, seigneur local. Elle remplace un édifice antérieur et incarne le style classique, avec une façade à trois niveaux surmontée d'un fronton triangulaire orné des armoiries des familles Béry et Berbier du Metz. Son portail, coiffé d'un oculus, et son clocher quadrangulaire à dôme à lanternon en font un exemple remarquable de l'architecture religieuse du XVIIIe siècle.
À l'intérieur, l'église abrite une pierre tombale en calcaire jaune datant de 1522, dédiée à Jean de Béry et son épouse Marguerite Jeanne de Rubempré, tous deux membres de la noblesse locale. Leur épitaphe, gravée sur trois côtés et entourée de sculptures héraldiques, témoigne de l'importance historique de la famille dans la région. Le chœur, orné de boiseries, et la chaire à prêcher décorée d'une coquille Saint-Jacques soulignent par ailleurs le rôle d'Essertaux comme étape sur le chemin de Compostelle.
L'édifice a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 16 décembre 1969, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Conçue par l'architecte Sénéchal de Corbie, l'église allie des éléments traditionnels (nef à collatéraux, transept à chapelles hémicirculaires) à des détails baroques, comme les écussons et les personnages sculptés sur la pierre tombale. Son histoire reflète à la fois l'influence des seigneurs locaux et la dévotion jacquaire, caractéristique des villages picards traversés par les pèlerins.