Frise chronologique
1416
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église
1416 (≈ 1416)
Construction terminée, style gothique dominant.
1868
Restauration de l'orgue
Restauration de l'orgue
1868 (≈ 1868)
Intervention de Thiébaut Maucourt sur l'orgue.
7 mars 1986
Classement monument historique
Classement monument historique
7 mars 1986 (≈ 1986)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste (cad. D 1594) : classement par arrêté du 7 mars 1986
Personnages clés
| Thiébaut Maucourt - Facteur d'orgues |
Restaure l'orgue en 1868. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Lézat-sur-Lèze, située dans le département de l'Ariège en Occitanie, s'élève partiellement sur les fondations d'une chapelle du XIIe siècle. De cette période primitive, il subsisterait des vestiges des fondations, une section du mur gouttereau nord et le portail ouest. L'édifice actuel, de style gothique méridional en brique toulousaine, fut achevé en 1416, marquant la transition entre les influences romanes et gothiques.
Au XVe siècle, des chapelles furent aménagées entre les contreforts, tandis que le chœur et sa travée attitrée furent revoûtés. Le portail nord, doté de chapiteaux romans comme celui de l'ouest, fut également réalisé à cette époque. Le clocher pentagonal, inspiré de celui des Jacobins de Toulouse, domine l'ensemble, bien que ses éléments décoratifs (gargouilles, fleurons) aient partiellement disparu. À l'intérieur, des peintures murales des XVe et XVIe siècles, dont un Jugement dernier et une représentation de Saint-Jean-Baptiste, témoignent de la richesse iconographique de l'époque.
L'orgue de l'église, restauré en 1868 par Thiébaut Maucourt, illustre les interventions ultérieures, notamment au XIXe siècle. Classée monument historique par arrêté du 7 mars 1986, l'église abrite une relique insolite : la dent de sainte Apollonie, vénérée pour apaiser les douleurs dentaires des nourrissons. Son carillon manuel de 16 cloches (du fa#3 au do#5) et son mobilier sacré, comptant 29 objets référencés dans la base Palissy, en font un patrimoine religieux et architectural majeur du Toulousain.
Architecturalement, l'église s'inscrit dans la série des édifices gothiques en brique, caractéristiques de la région. Son plan et ses décors reflètent les échanges culturels entre Toulouse et les territoires ruraux environnants, où la brique remplaçait souvent la pierre. La conservation de deux portails romans, malgré les remaniements gothiques, souligne cette superposition de styles, typique des monuments évolutifs du Midi médiéval.