Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Jean-Baptiste d'Escalans dans les Landes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Clocher-mur

Église Saint-Jean-Baptiste d'Escalans

    D35
    40310 Escalans
Propriété de la commune
Église Saint-Jean-Baptiste dEscalans
Église Saint-Jean-Baptiste dEscalans
Crédit photo : Angelique de Lary - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1088
Première mention de l’église
1230
Rattachement à la Sauve-Majeure
XIIe siècle
Construction romane initiale
XIVe siècle
Renforts gothiques et fortifications
1546
Procès-verbal épiscopal
XVe–XVIe siècles
Restauration post-guerre de Cent Ans
1973
Inscription aux Monuments Historiques
1983
Rénovation de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. E 257) : inscription par arrêté du 18 juin 1973

Personnages clés

Amanieu d’Auch - Archevêque Donne l’église à la Sauve-Majeure en 1230.

Origine et histoire

L’église Saint-Jean-Baptiste d’Escalans, mentionnée dès 1088 sous le nom d’église de Scalens, fut donnée à l’abbaye clunisienne d’Eauze avant d’être rattachée au prieuré de Gabarret en 1230. De cette première période romane (XIIe siècle) subsistent le chevet en hémicycle, orné de chapiteaux sculptés, et une absidiole sud dédiée aux saints Pierre et Paul. Une inscription lapidaire y commémore la consécration d’un autel le 16 décembre (millésime non précisé). La nef et le transept, ajoutés plus tard dans le même siècle, complètent cette structure initiale, marquée par l’influence clunisienne.

Au XIVe siècle, des modifications gothiques transforment l’édifice : le mur sud de la nef est rehaussé en moellon et percé de lancettes, tandis que la façade ouest, refaite, intègre un clocher-mur triangulaire fortifié et une arcade en anse de panier abritant une chambre forte. Ces aménagements reflètent les besoins défensifs liés aux troubles de la guerre de Cent Ans. Une tour d’escalier circulaire, ajoutée à l’angle sud-ouest, facilite l’accès aux combles et au clocher.

Entre les XVe et XVIIe siècles, l’église, partiellement ruinée, subit une réfection majeure excluant le chœur roman. L’absidiole nord, trop endommagée, est remplacée par une chapelle carrée voûtée en dôme (réemployant des matériaux romans), et les bras du transept sont restaurés avec des voûtes d’ogives complexes. En 1546, un procès-verbal épiscopal atteste de trois chapelles neuves, dont deux au côté senestre (nord). Le projet de voûtement de la nef, évoqué à la même époque, reste inabouti : seules quatre piles circulaires aux angles sont construites, condamnant l’ancienne tourelle d’escalier.

Les siècles suivants apportent peu de changements structurels, hormis la transformation de l’absidiole sud en sacristie (restaurée à la fin du XXe siècle) et l’annexion de la chapelle nord-est au presbytère adjacent, construit entre le XVIIe et XVIIIe siècle. Cette dernière, aujourd’hui délaissée, conserve une voûte en dôme ruinée. Malgré un état de conservation précaire, la toiture est refaite en 1983. L’édifice, inscrit aux Monuments Historiques en 1973, illustre ainsi près de neuf siècles d’histoire architecturale et religieuse en Gascogne.

Liens externes