Frise chronologique
1250-1270
Construction initiale
Construction initiale
1250-1270 (≈ 1260)
Édifice gothique érigé en seconde moitié XIIIe.
1662-1667
Ajout de la chapelle nord
Ajout de la chapelle nord
1662-1667 (≈ 1665)
Conflit entre Pierre de Sainte-Mère-Église et Jacques de Surtainville.
1865
Rénovation de la sacristie
Rénovation de la sacristie
1865 (≈ 1865)
Dégagement des baies du chœur pour vitraux.
9 juin 1971
Classement monument historique
Classement monument historique
9 juin 1971 (≈ 1971)
Protection officielle de l'édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 403) : classement par arrêté du 9 juin 1971
Personnages clés
| Pierre de Sainte-Mère-Église - Seigneur local |
Commanditaire de la chapelle nord (1662-1667). |
| Jacques de Surtainville - Seigneur rival |
Opposant dans le conflit des droits honorifiques. |
| René de Tocqueville - Artisan ou commanditaire |
Auteur présumé du trône Renaissance. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste d'Omonville-la-Rogue est un édifice catholique construit dans la seconde moitié du XIIIe siècle, entre 1250 et 1270, dans le style gothique. Elle se situe dans le bourg d'Omonville-la-Rogue, aujourd'hui intégré à la commune nouvelle de La Hague, dans le département de la Manche. Contrairement à d'autres églises de la région, elle est implantée au cœur du village, reflétant son importance locale. Son clocher, restauré au XVIIIe siècle, est coiffé d'une bâtière en dalles de grès, et son accès se fait par des portails latéraux, l'un transformé en baptistère en 1667.
L'église témoigne de l'histoire maritime du village, avec des graffitis de navires et des ex-voto, ainsi que des fresques murales du XIIIe siècle représentant les martyres de saint Hélier et de saint Thomas Beckett. Une chapelle nord, ajoutée entre 1662 et 1667 par Pierre de Sainte-Mère-Église, résulte d'un conflit juridique avec Jacques de Surtainville sur les droits honorifiques. La sacristie, remaniée en 1865, a permis de dégager les baies du chœur, dotées de vitraux.
Classée monument historique par arrêté du 9 juin 1971, l'église abrite un mobilier riche, dont une statue de Thomas Becket (XVe siècle), un trône Renaissance issu du château des Ravalet, et des fonts baptismaux du XVIIIe siècle. Son architecture et son décor illustrent à la fois son rôle religieux et son ancrage dans la vie communautaire et maritime de la Hague.
Les peintures murales, bien que très délabrées, comptent parmi les rares témoignages artistiques médiévaux de la région. L'édifice, propriété de la commune, conserve également des éléments comme des bénitiers du XVIe siècle et une Vierge à l'Enfant, soulignant son importance patrimoniale et culturelle en Normandie.