Première mention écrite 1089 (≈ 1089)
Bulle papale confirmant la possession abbatiale.
XVIe siècle
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche XVIe siècle (≈ 1650)
Trois niveaux inférieurs attribués à cette période.
1770
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher 1770 (≈ 1770)
Ajout d’un étage supérieur.
1ère moitié XVIIIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église 1ère moitié XVIIIe siècle (≈ 1850)
Nef avant 1739, chœur et chapelles ensuite.
1895
Restauration partielle
Restauration partielle 1895 (≈ 1895)
Voûte de la chapelle sud reconstruite.
1964
Inscription du site
Inscription du site 1964 (≈ 1964)
Protection du cadre naturel et bâti.
1998
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1998 (≈ 1998)
Église et mur de cimetière protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise en totalité, ainsi que le mur du cimetière (cad. B 59, 60) : inscription par arrêté du 29 juillet 1998
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L’église Saint-Jean-Baptiste de Baume-les-Messieurs se dresse à La Peyrouse, à l’entrée de la reculée emblématique du Jura, un site géologique spectaculaire. Son emplacement, occupé dès l’Antiquité par une construction gallo-romaine, suggère une continuité cultuelle depuis la fin de l’Antiquité. Attestée dès 1089 dans une bulle papale confirmant sa possession par l’abbaye voisine, l’église médiévale – dont on ignore tout aujourd’hui – répondait aux besoins spirituels de la communauté installée près du monastère. Les trois niveaux inférieurs du clocher-porche, datables du XVIe siècle, sont les seuls vestiges antérieurs à la reconstruction majeure du XVIIIe siècle.
La reconstruction de l’église s’échelonne durant la première moitié du XVIIIe siècle : la nef est achevée avant 1739, suivie du chœur et des chapelles latérales, ces dernières formant un faux-transept symétrique. En 1770, le clocher-porche est surélevé d’un étage, tandis qu’en 1895, la voûte de la chapelle sud est reconstruite. Malgré ces campagnes successives, l’édifice conserve une unité stylistique marquée, avec un vaisseau unique voûté d’arêtes porté par des pilastres toscans. Le chœur abrite un rétable et des lambris intégrant des toiles peintes, et la nef préserve des pierres tombales historiques. Classée Monument Historique en 1998 (avec son mur de cimetière), l’église doit aussi sa renommée à son cadre naturel exceptionnel, ses laves de toiture harmonisées aux falaises environnantes, et sa porte moulurée ou latérale à pilastres ioniques.
Le site, inscrit depuis 1964, illustre l’interaction entre patrimoine bâti et paysage karstique. L’ancienne église paroissiale, aujourd’hui propriété communale, témoigne de l’évolution architecturale locale, des réutilisations médiévales aux ajouts baroques, tout en restant ancrée dans son territoire par ses matériaux et son implantation. Son clocher, mêlant XVIe et XVIIIe siècles, symbolise cette stratigraphie historique. Les fouilles archéologiques évoquent une occupation ininterrompue depuis l’Antiquité, soulignant l’importance religieuse et communautaire du lieu à travers les âges.