Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église et du clocher roman.
1756
Bénédiction de la cloche Marie-Barbe
Bénédiction de la cloche Marie-Barbe
1756 (≈ 1756)
Cloche dédiée à la mémoire de Richelieu.
XVIIIe siècle
Remaniemens majeurs
Remaniemens majeurs
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Reconstruction partielle nef, chœur et ouvertures.
1924
Restauration intérieure
Restauration intérieure
1924 (≈ 1924)
Ajout fausse voûte en plâtre et réaménagement.
1926
Classement du portail
Classement du portail
1926 (≈ 1926)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail (cad. B 208) : inscription par arrêté du 28 mai 1926
Personnages clés
| Famille de Richelieu - Propriétaire de la crypte |
Sépulture familiale sous le chœur. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Braye-sous-Faye, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Elle a subi d'importants remaniements aux XVIIIe et XXe siècles, notamment en 1924, où sa nef et son chœur furent restaurés. Son portail roman, classé monument historique en 1926, témoigne de son héritage médiéval avec ses chapiteaux sculptés d'animaux fantastiques et ses arcs en plein cintre partiellement modifiés en arc brisé.
Le clocher du XIIe siècle, de plan carré, repose sur une salle voûtée en croisée d'ogives et se termine par une flèche octogonale. Ses baies, retravaillées au XVIIIe siècle, illustrent les adaptations architecturales successives. L'église abrite également une crypte romane, ancienne sépulture de la famille de Richelieu, ainsi que deux cloches classées, dont une datée de 1756 en mémoire de Richelieu.
La nef, composée de deux travées flanquées de chapelles latérales, mène à un chœur rectangulaire reconstruit au XVIIIe siècle mais conservant son chevet d'origine. Les ouvertures, hormis le portail, datent majoritairement du XVIIIe siècle. À l'intérieur, une fausse voûte en plâtre ornée d'un dessin imitant la pierre fut ajoutée en 1924. Parmi les éléments mobiliers remarquables, une toile du XVIIe siècle représentant l'Agonie dans le Jardin des Oliviers et deux cloches, dont une du XVe siècle, sont protégées au titre des monuments historiques.
Braye-sous-Faye, cité comme chef-lieu de viguerie dès le Xe siècle, confirme l'ancienneté de son occupation. L'église, située au cœur du bourg, suit une orientation ouest-est, alignée sur la rue principale. Son mobilier et son architecture reflètent à la fois son rôle paroissial et les influences des époques qui ont marqué son évolution, depuis le Moyen Âge jusqu’aux restaurations modernes.
Les sources historiques, notamment les références de Monumentum et Wikipedia, soulignent la dualité entre les vestiges romans (portail, crypte, clocher) et les ajouts postérieurs (nef, chapelles, décor intérieur). Ces transformations successives en font un témoignage architectural composite, caractéristique des églises rurales de Touraine, où se mêlent héritage médiéval et adaptations aux besoins liturgiques et communautaires des siècles suivants.