Frise chronologique
1165
Première mention écrite
Première mention écrite
1165 (≈ 1165)
Possession de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.
début XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIVe siècle (≈ 1404)
Nef et clocher d’esprit roman.
1651 et 1655
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles
1651 et 1655 (≈ 1655)
Transformation en croix latine.
1794
Inscription révolutionnaire
Inscription révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Date gravée au-dessus de la porte.
21 décembre 1925
Classement MH
Classement MH
21 décembre 1925 (≈ 1925)
Inscription aux monuments historiques.
1996 et 1998
Restaurations
Restaurations
1996 et 1998 (≈ 1998)
Travaux de conservation récents.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Cameyrac : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
| H. Lepreux - Peintre |
Auteur du tableau *Saint Joseph* (1863). |
| P. Ferret - Architecte |
Répare le clocher en 1935. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Cameyrac, mentionnée dès 1165 parmi les possessions de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux, était initialement dédiée à saint Cyr et sainte Julitte. Sa structure primitive, datée du début du XIVe siècle, comprenait une nef unique et une façade romane. Le vocable actuel, saint Jean-Baptiste, remplace celui de saint Ciers postérieurement. Le plan d’origine, rectangulaire avec chevet droit, fut modifié au XVIIe siècle par l’ajout de deux chapelles (1651 et 1655), transformant l’édifice en croix latine. Une sacristie et un porche furent également ajoutés à cette époque.
Le clocher, renforcé par des contreforts et doté d’échauguettes, servit de forteresse pendant les Guerres de religion. Accessible par un escalier à vis, sa chambre haute est percée d’archères cruciformes. La porte ouest, ornée de quatre rouleaux et de colonnes monolithes aux chapiteaux moulurés, conserve des traces d’une table d’offrandes en pierre. À l’intérieur, le sanctuaire abrite un retable du XVIIe siècle, des boiseries du XVIIIe, et une statue polychrome de saint Jean-Baptiste. Les lambris peints et les vestiges de décors muraux témoignent d’une riche ornements liturgique.
Les chapelles latérales, dédiées à saint Joseph (sud) et à la Vierge (nord), illustrent l’art baroque régional. Celle de saint Joseph possède un retable à colonnes torses et un tableau signé H. Lepreux (1863), tandis que la chapelle de la Vierge, construite en 1655, présente un autel imitant le marbre et une statue du XIXe siècle. L’église, inscrite aux monuments historiques en 1925, fut restaurée en 1996 et 1998. Une croix de chemin en pierre et fonte, située à proximité, complète cet ensemble patrimonial.
Le site, occupé depuis l’Antiquité, révèle une stratification historique : la nef et le clocher du XIVe siècle contrastent avec les adjonctions des XVIIe–XIXe siècles. Les contrats de 1651 et 1655, passés pour les chapelles, reflètent l’influence des seigneurs locaux et du clergé. Le clocher, réparé en 1935 par l’architecte P. Ferret, conserve des inscriptions révolutionnaires (1794). Les toits en tuiles creuses, le lambris de couvrement, et les vestiges de peintures intérieures soulignent l’évolution architecturale et liturgique de l’édifice.