Frise chronologique
957
Donation aux bénédictins
Donation aux bénédictins
957 (≈ 957)
Confie à Saint-Chaffre par Achideus, évêque de Die.
1904
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1904 (≈ 1904)
Utilisation du soubassement médiéval existant.
27 juillet 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
27 juillet 1994 (≈ 1994)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. E 48) : inscription par arrêté du 27 juillet 1994
Personnages clés
| Achideus - Évêque de Die (Xᵉ siècle) |
Donata l'église aux bénédictins en 957. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Charols, située dans le département de la Drôme, est un édifice roman daté du IXe siècle. Elle se distingue par son plan basilical, typique des constructions provençales de l'époque, avec une nef centrale flanquée de deux collatéraux et un chevet à trois absides. Son architecture primitive, partiellement conservée, inclut des éléments comme des trous de boulins et une façade appareillée, tandis que des modifications ultérieures (XIIe-XIIIe siècles) ont ajouté une voûte générale et un clocher reconstruit en 1904.
L'église est réputée pour être la plus ancienne de la Drôme. Dès 957, elle fut confiée aux bénédictins du monastère de Saint-Chaffre du Monastier-en-Velay par Achideus, évêque de Die, marquant son importance religieuse dès le Moyen Âge. Son inscription aux monuments historiques en 1994 a permis de préserver ses caractéristiques architecturales uniques, comme l'escalier voûté en vis de Saint-Gilles et les traces d'une ancienne ouverture au-dessus du portail.
Le site conserve également des vestiges de son histoire médiévale, tels que les contreforts d'angle et les fondations partiellement enterrées du chevet. Ces éléments, combinés à sa structure basilicale primitive, en font un témoignage rare de l'architecture religieuse préromane et romane en Provence. La réutilisation du soubassement du clocher originel pour la construction de 1904 illustre aussi les adaptations successives du bâtiment au fil des siècles.
Classée comme propriété communale, l'église Saint-Jean-Baptiste reste un symbole du patrimoine religieux et architectural de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Son état de conservation, malgré des transformations, permet d'étudier les techniques de construction médiévales et l'évolution des édifices cultuels dans le sud-est de la France.