Frise chronologique
1228
Première mention écrite
Première mention écrite
1228 (≈ 1228)
Existence attestée de l'église paroissiale.
XVe-XVIe siècles
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Modifications architecturales majeures.
vers 1830
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
vers 1830 (≈ 1830)
Travaux de conservation et réparation.
5 octobre 1992
Inscription du puits
Inscription du puits
5 octobre 1992 (≈ 1992)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Puits situé dans l'église (cad. A 27) : inscription par arrêté du 5 octobre 1992
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Chaussan est attestée dès 1228 par des textes historiques. Plusieurs vestiges de cette époque médiévale subsistent, comme des traces de voûtes en plein cintre, des enduits anciens et des ouvertures latérales. Ces éléments témoignent de son architecture originelle, bien que l’édifice ait subi des transformations ultérieures.
Aux XVe et XVIe siècles, l’église est partiellement reconstruite, modifiant probablement sa structure tout en conservant des éléments médiévaux. Une restauration majeure intervient vers 1830, marquant une autre étape clé de son évolution. L’un de ses traits les plus remarquables est un puits situé dans la nef, attribué à l’époque gauloise. Ce puits, haut de 7 mètres et recouvert d’une dalle percée, est au cœur d’un pèlerinage annuel le 29 août, réputé pour guérir la surdité.
L’édifice, propriété de la commune de Chaussan, est partiellement protégé depuis 1992, avec une inscription spécifique pour le puits. Son histoire mêle ainsi héritage gallo-romain, architecture médiévale et pratiques religieuses populaires, reflétant les strates successives de son occupation. La localisation de l’église, sur la place Saint-Jean, et son rôle central dans la vie locale en font un monument emblématique du patrimoine rhônalpin.