Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman avec coupole défensive.
1520
Prieuré bénédictin
Prieuré bénédictin
1520 (≈ 1520)
Mention comme dépendance de Clairac.
1604
Donation par Henri IV
Donation par Henri IV
1604 (≈ 1604)
Cédée à Saint-Jean-de-Latran.
1783
Modification du portail
Modification du portail
1783 (≈ 1783)
Percement portail occidental et porche.
1822-1823
Réparation du clocher
Réparation du clocher
1822-1823 (≈ 1823)
Endommagé par la foudre.
1908
Classement MH
Classement MH
1908 (≈ 1908)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste : classement par arrêté du 20 juillet 1908
Personnages clés
| Henri IV - Roi de France |
Cède l’église à Saint-Jean-de-Latran en 1604. |
| Albert Courau - Architecte agenais |
Restaure l’église vers 1880. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Clermont-Dessous, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux roman construit au XIIe siècle (bien que certaines sources évoquent une origine au XIe). Elle se distingue par sa coupole octogonale à la croisée du transept, une rareté architecturale dans la région de l'Agenais. Originellement liée à un château dont elle partageait le promontoire, elle jouait un rôle défensif grâce à sa tour de surveillance, tandis que son portail sud roman, réparé entre le XVe et XVIe siècle, fut ultérieurement muré au profit d’un portail occidental en 1783.
L’église fut un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Clairac, mentionné dès 1520, avant d’être cédé en 1604 par Henri IV au chapitre de la basilique Saint-Jean-de-Latran. Chapelle castrale à l’origine, elle conservait en 1734 une litre seigneuriale autour de la nef et des peintures gothiques dans le chœur, aujourd’hui disparues. Endommagée par la foudre en 1822 (clocher réparé en 1823), elle fut restaurée vers 1880 par l’architecte Albert Courau, qui retira les enduits intérieurs et les boiseries du chœur. Classée monument historique en 1908, elle illustre l’évolution d’un édifice à la fois religieux, seigneurial et défensif.
Son plan cruciforme, marqué par une nef voûtée en berceau et un transept peu saillant, culmine sous une coupole originale à huit pans inégaux, soutenue par des trompes en forme de niches circulaires. L’abside en cul-de-four et l’escalier en vis menant au clocher complètent cet ensemble, où se mêlent influences romanes et adaptations postérieures. Les modifications des XVIIIe et XIXe siècles (porche, restaurations) témoignent de son usage continu, malgré la perte de ses décors médiévaux.
Les sources archéologiques et historiques (Tholin, Courau, Dubourg-Noves) soulignent son importance dans le patrimoine religieux local, notamment pour son système de coupole unique en Agenais. Les descriptions anciennes, comme celle du curé en 1734, évoquent un intérieur richement décoré, aujourd’hui effacé par les restaurations du XIXe siècle. Son classement parmi les monuments historiques en 1908 consacre sa valeur patrimoniale, tant architecturale qu’historique.