Frise chronologique
1317
Début de la construction
Début de la construction
1317 (≈ 1317)
L'église est édifiée selon un axe nord-sud.
début XIVe siècle
Fondation du prieuré augustinien
Fondation du prieuré augustinien
début XIVe siècle (≈ 1404)
Jean II, dauphin de Viennois, fonde le monastère.
1508
Construction du clocher
Construction du clocher
1508 (≈ 1508)
Ajout au-dessus d'une tour de défense.
1785
Mention de l'orgue
Mention de l'orgue
1785 (≈ 1785)
Premier orgue de l'Isère cité.
9 mai 1791
Vente à la municipalité
Vente à la municipalité
9 mai 1791 (≈ 1791)
Bâtiments adjugés pour 7 000 livres.
6 juillet 1907
Classement monument historique
Classement monument historique
6 juillet 1907 (≈ 1907)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 6 juillet 1907
Personnages clés
| Jean II - Dauphin de Viennois |
Fonda le prieuré augustinien en 1317. |
| Jean-Baptiste Ollivet - Chroniqueur |
A mentionné l'orgue en 1785. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Crémieu, située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes, est une ancienne chapelle du monastère des Augustins, fondée au début du XIVe siècle. Classée monument historique en 1907, elle se distingue par son architecture d'église-halle et son ensemble exceptionnel de peintures augustiniennes réalisées à la fin du Moyen Âge. Ces fresques, redécouvertes lors de restaurations récentes, illustrent des thèmes majeurs de la spiritualité augustinienne, comme le double Credo apostolique et prophétique, faisant de ce lieu un témoignage unique de l'art religieux médiéval en France.
La construction de l'église débute en 1317 sous l'impulsion de Jean II, dauphin de Viennois, qui fonde un prieuré pour une dizaine d'ermites de Saint-Augustin. Le bâtiment, intégré aux remparts de la ville médiévale, subit de nombreux remaniements au fil des siècles : ajout d'un clocher en 1508, réaménagement du cloître et du portail au XVIIe siècle, et transformation de la chapelle en église paroissiale après la Révolution française, lorsque les bâtiments sont adjugés à la municipalité en 1791. L'édifice abrite également le plus ancien orgue du département de l'Isère, mentionné dès 1785 dans La chronique Ollivet.
Architecturalement, l'église se caractérise par un plan rectangulaire à nef unique, un chevet plat intégré aux fortifications, et des voûtes néo-gothiques remplaçant un plafond lambrissé d'origine. Les peintures murales, datées de la fin du XIVe siècle, couvrent une vingtaine de scènes et constituent un ensemble pictural sans équivalent dans les couvents augustiniens français. Le mobilier, incluant des stalles en noyer du XVIIe siècle, et les jardins de l'ancien cloître, accessibles au public, complètent ce patrimoine remarquable. L'église reste aujourd'hui un lieu de culte actif, géré par la paroisse Saint-Martin de l'Isle Crémieu et ouvert à la visite.