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Église Saint-Jean-Baptiste de Devesset en Ardèche

Église Saint-Jean-Baptiste de Devesset

    15 Rue de la Montée
    07320 Devesset

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1292
Passage aux Hospitaliers
1428-1439
Incendies par les routiers
1472
Reconstruction par Jean Cottet
1583
Église paroissiale détruite
1838
Incendie de l'église
1844
Achèvement de la reconstruction
1996
Rénovation intérieure
2003
Fusion paroissiale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean Cottet - Grand prieur (XVe siècle) Reconstruit la commanderie en 1472.
Nicolas de Vesc - Grand vicaire (1583) Documente la destruction de l’église.
Joseph Souchon - Curé (XIXe siècle) Initie la reconstruction en 1839.
Prosper Thévenet - Architecte (1840-1844) Dirige l’achèvement de l’église.
André Besqueut - Sculpteur (XXe siècle) Auteur de la statue de Jeanne d’Arc.

Origine et histoire

L’église Saint-Jean-Baptiste de Devesset, située dans le département de l’Ardèche, trouve ses origines au XIIIe siècle lorsque le mandement de Devesset passe aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en 1292. À cette époque, le site abrite une commanderie avec une chapelle mentionnée dans les textes, tandis que le village possède une église paroissiale distincte. Les conflits marquent son histoire : entre 1428 et 1439, la commanderie est incendiée à plusieurs reprises par des routiers ravageant le Velay. En 1472, le grand prieur Jean Cottet la fait reconstruire presque entièrement, mais les guerres de Religion (1565-1585) transforment le lieu en refuge alternativement pour huguenots et catholiques. Un procès-verbal de 1583 révèle que l’église paroissiale, détruite, est remplacée par la chapelle du château pour les offices.

Au XVIIe siècle, l’église paroissiale, dédiée à Saint-Jean-Baptiste, est intégrée au château, comme le confirme une visite prieurale de 1616. En 1750, un procès-verbal décrit un intérieur voûté, orné d’une balustrade en bois, d’un retable baroque et de statues dorées (Vierge, saint Jean, saint Jacques). La Révolution (1789) entraîne sa fermeture en 1793, avant une réouverture en 1802 sous le Concordat. Un incendie en 1838 détruit partiellement l’édifice, poussant le curé Joseph Souchon à initier sa reconstruction en 1839, achevée sous la direction de l’architecte Prosper Thévenet en 1844. Le clocher et la sacristie, initialement prévus symétriquement, sont finalisés avec une disposition inversée pour des raisons d’ensoleillement.

Les XIXe et XXe siècles voient des aménagements majeurs : une tribune est ajoutée en 1891, l’inventaire de 1906 (loi de Séparation) marque son statut juridique, et une rénovation en 1996 révèle les murs de granite sous les enduits. En 1994, la paroisse s’intègre à un ensemble interparoissial, puis fusionne en 2003 dans la paroisse Saint-Agrève en Vivarais. L’église, en moellon de granite avec toitures en lauze, conserve un mobilier remarquable : statues du XIXe siècle (Vierge à l’Enfant, Jeanne d’Arc), un chemin de croix, et deux cloches historiques (Marianne, 1760 ; Marie Françoise, 1872). Son intérieur, réaménagé après Vatican II, met en valeur un tabernacle central et des autels latéraux dédiés à la Vierge et saint Joseph.

Liens externes