Frise chronologique
1119–1130
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1119–1130 (≈ 1125)
Création par Robert d’Arbrissel pour Fontevrault.
fin XIIe–début XIIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
fin XIIe–début XIIIe siècle (≈ 1325)
Nef romane non voûtée actuelle.
XIVe siècle
Restauration et ajouts
Restauration et ajouts
XIVe siècle (≈ 1450)
Façade ouest et collatéral nord.
vers 1610
Reconstruction post-incendie
Reconstruction post-incendie
vers 1610 (≈ 1610)
Initiée par Jean VI Martin.
1789
Fin du prieuré
Fin du prieuré
1789 (≈ 1789)
Suppression à la Révolution.
1948
Inscription MH
Inscription MH
1948 (≈ 1948)
Protection par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Fontaine : inscription par arrêté du 24 juin 1948
Personnages clés
| Robert d’Arbrissel - Fondateur du prieuré |
Entre 1119 et 1130. |
| Jean VI Martin - Évêque de Périgueux |
Reconstruit l’église vers 1610. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Fontaine, située à Champagne-et-Fontaine (Dordogne), est un monument historique inscrit en 1948. D’origine romane, elle fut partiellement reconstruite dans un style gothique entre le XIIe et le XVIe siècle. La nef, datée de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, est dépourvue de voûtement, tandis qu’un bas-côté nord, voûté d’ogives, lui fut adjoint. Le chœur, plus large que la nef, présente des voûtes du XVIe siècle. Le clocher carré, d’origine romane (XIIe siècle), fut restauré au XIXe siècle. Les chapiteaux intérieurs, ornés de feuillages, de vignes et de grappes de raisin, contrastent avec les modillons extérieurs figurant des animaux fantastiques, des têtes de mort et des diables.
L’église était à l’origine un prieuré bénédictin pour femmes, fondé entre 1119 et 1130 par Robert d’Arbrissel sous la dépendance de l’abbaye de Fontevrault. Les murs gouttereaux du XIIIe siècle en sont les vestiges les plus anciens. Après un incendie durant les guerres anglaises, l’édifice fut reconstruit vers 1610 sous l’impulsion de Jean VI Martin, évêque de Périgueux. La Révolution mit fin au prieuré, dont aucun bâtiment conventuel ne subsiste. Les éléments protégés incluent les voûtes sur croisée d’ogives, les culs-de-lampe représentant des anges, et des blasons à fleurs de lys.
Les restaurations successives, notamment au XIVe siècle (façade occidentale et collatéral nord) et au XIXe siècle (clocher), témoignent de son évolution architecturale. Les corbeaux extérieurs, aux motifs macabres ou symboliques, ainsi que les chapiteaux intérieurs, reflètent l’art roman tardif et gothique. Aujourd’hui propriété communale, l’église conserve des traces de son passé monastique, bien que son état de localisation soit jugé a priori satisfaisant (note 7/10).