Frise chronologique
XIIe siècle (2e moitié)
Origines médiévales
Origines médiévales
XIIe siècle (2e moitié) (≈ 1250)
Colonnes engagées encore visibles aujourd'hui.
1457
Repeuplement du village
Repeuplement du village
1457 (≈ 1457)
Accensement collectif par le baron de Castelnau-Bretenoux.
1518
Chapelle funéraire de Marie d'Arpajon
Chapelle funéraire de Marie d'Arpajon
1518 (≈ 1518)
Testament décrivant dimensions et décoration.
Fin XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Nef et chapelles remaniées après la guerre.
1836
Ajout de la sacristie
Ajout de la sacristie
1836 (≈ 1836)
Extension de l'édifice existant.
1941
Création du vitrail *La Décollation*
Création du vitrail *La Décollation*
1941 (≈ 1941)
Collaboration Lebacq-Chigot pour le chevet.
15 novembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
15 novembre 1993 (≈ 1993)
Inscription à l'inventaire national.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 429) : inscription par arrêté du 15 novembre 1993
Personnages clés
| Marie d'Arpajon - Mécène et donatrice |
Finance la chapelle sud en 1518. |
| Abbé Levet - Curé restaurateur |
Initiateur des travaux dans les années 1940. |
| Georges-Émile Lebacq - Peintre et cartonnier |
Auteur du dessin du vitrail de 1941. |
| Francis Chigot - Maître-verrier |
Réalisateur du vitrail *La Décollation*. |
| Baron de Castelnau-Bretenoux - Seigneur local |
Organise le repeuplement en 1457. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Goudou, située à Labastide-Murat dans le Lot, trouve ses origines au XIIe siècle, comme en témoignent les colonnes engagées encore visibles. Le village, déserté pendant la guerre de Cent Ans, est repeuplé en 1457 sous l'impulsion du baron de Castelnau-Bretenoux, entraînant la reconstruction partielle de l'édifice à la fin du XVe siècle. L'église, de plan en croix latine, conserve des traces de cette période, notamment ses chapelles latérales voûtées d'ogives et son chœur rectangulaire séparé par un arc triomphal.
Au XVIe siècle, Marie d'Arpajon, veuve de Jean d'Hébrard, finance la construction d'une chapelle sud, probablement celle décrite dans son testament de 1518. Les modifications se poursuivent au XIXe siècle : une sacristie est ajoutée en 1836, et des projets d'agrandissement (clocher ouest, chapelle nord) sont menés par des architectes anonymes. L'édifice, mal entretenu, est restauré dans les années 1940 par l'abbé Levet, qui collabore avec le peintre belge Georges-Émile Lebacq et le maître-verrier Francis Chigot pour créer un vitrail représentant La Décollation de Saint Jean-Baptiste, toujours visible dans le chevet.
Classée monument historique en 1993, l'église illustre l'évolution architecturale et artistique d'un édifice rural, marqué par des périodes de déclin (guerre de Cent Ans) et de renaissance (repeuplement médiéval, restaurations modernes). Ses vitraux du XXe siècle, fruit d'une collaboration entre artistes et religieux, contrastent avec sa structure gothique tardive, reflétant une histoire à la fois locale et connectée aux courants artistiques nationaux.
Les sources historiques soulignent son rôle central dans la communauté, depuis les accensements collectifs du XVe siècle jusqu'aux initiatives culturelles du XXe siècle. L'édifice, propriété communale, reste un témoignage des dynamiques sociales et religieuses du Quercy, entre Moyen Âge et époque contemporaine.