Frise chronologique
1111 ou fin XIIe siècle
Fondation de l'église
Fondation de l'église
1111 ou fin XIIe siècle (≈ 1295)
Élévation sous Aymon Ier ou Guillaume Ier
1507
Incendie partiel
Incendie partiel
1507 (≈ 1507)
Dégâts suivis d'une restauration en 1517
1530
Incendie total
Incendie total
1530 (≈ 1530)
Destruction nécessitant une restauration
1536
Élévation en collégiale
Élévation en collégiale
1536 (≈ 1536)
Statut religieux renforcé
1560
Agrandissement
Agrandissement
1560 (≈ 1560)
Travaux post-incendie de 1530
Fin XVe siècle
Reconstruction initiale
Reconstruction initiale
Fin XVe siècle (≈ 1595)
Première reconstruction connue de l'édifice
XVIe siècle
Refonte du chœur et clocher
Refonte du chœur et clocher
XVIe siècle (≈ 1650)
Style architectural caractéristique
XIXe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
XIXe siècle (≈ 1865)
Modification majeure de l'édifice
1975
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1975 (≈ 1975)
Protection officielle du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. AD 176) : inscription par arrêté du 5 mai 1975
Personnages clés
| Aymon Ier de Genève - Comte de Genève |
Possible commanditaire en 1111 |
| Guillaume Ier de Genève - Comte de Genève |
Possible commanditaire à la fin XIIe |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de La Roche-sur-Foron, située dans le département de la Haute-Savoie, trouve ses origines au début du XIIe siècle. Selon Jean-Louis Grillet, elle aurait été élevée en 1111 sous l’impulsion du comte Aymon Ier de Genève, bien que d’autres sources attribuent cette décision à Guillaume Ier, comte de Genève, à la fin du XIIe siècle. L’édifice, initialement construit comme une collégiale du diocèse de Genève, fut un lieu religieux majeur dans la région.
L’église a connu plusieurs reconstructions et incidents majeurs. Reconstruite à la fin du XVe siècle, elle subit deux incendies dévastateurs, en 1507 et en 1530, nécessitant des restaurations et un agrandissement en 1560. Le chœur et le clocher, caractéristiques de l’architecture du XVIe siècle, furent refaits durant cette période, tandis que la nef fut reconstruite plus tard, au XIXe siècle. Ces transformations reflètent les évolutions stylistiques et les besoins liturgiques de l’époque.
En 1536, l’église fut élevée au rang de collégiale, renforçant son importance spirituelle et institutionnelle. Le clocher, notable pour sa forme à bulbe, ainsi que les murs en pierre de taille, sont des éléments architecturaux marquants de ce monument. En 1975, l’édifice fut inscrit au titre des monuments historiques, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale et son rôle dans l’histoire religieuse de la Haute-Savoie.
Les sources historiques, comme les travaux d’Henri Baud ou de Raymond Oursel, soulignent l’importance de cette église dans le diocèse de Genève-Annecy. Aujourd’hui, elle reste un témoignage architectural des péripéties historiques de la région, tout en continuant de servir la communauté locale comme lieu de culte et de rassemblement.