Construction du chœur XIe siècle (≈ 1150)
Édification du chœur voûté en cul-de-four dans le style roman.
Milieu du XIIe siècle
Ajout de la nef
Ajout de la nef Milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Construction de la tour-clocher et de la nef.
1653
Restauration majeure
Restauration majeure 1653 (≈ 1653)
Travaux de restauration attestés par la date gravée sur la façade.
1997
Classement historique
Classement historique 1997 (≈ 1997)
Inscription de l'église et de sa sacristie aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, y compris la sacristie (cad. D 30) : inscription par arrêté du 14 octobre 1997
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste se situe à Mallefougasse-Augès, au pied de la Montagne de Lure, dans les Alpes-de-Haute-Provence (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Elle est mentionnée dès 1118 parmi les prieurés de l'abbaye bénédictine de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. De cet édifice du premier art roman subsiste notamment le chœur voûté en cul-de-four. Au milieu du XIIe siècle ont été construits la tour-clocher et la nef. D'importants travaux de restauration ont été entrepris au XVIIe siècle, comme l'atteste la date 1653 gravée sur la façade, et le décor intérieur a été peint aux XVIIIe et XIXe siècles. L'église et sa sacristie sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 14 octobre 1997.
Le chevet se compose d'une abside centrale accompagnée de deux absidioles semi-circulaires, édifiées en moellon et couvertes d'ardoises. Le clocher carré, lui aussi en moellons blancs, est souligné par des chaînages d'angle en pierre de taille beige qui créent une bichromie visible de l'extérieur. Au dernier étage, de fines colonnettes sont taillées dans ces chaînages d'angle. L'avant-dernier niveau présente sur chacune de ses faces une fenêtre à double ébrasement : la partie extérieure est bordée de pierre de taille, tandis que l'intérieur se compose de deux fenêtres géminées séparées par une colonnette monolithe blanche surmontée d'un chapiteau sculpté. Les faces du dernier étage sont percées de fenêtres à simple ébrasement également bordées de pierre de taille, et la maçonnerie porte de nombreux trous de boulin, vestiges des échafaudages anciens. Ces éléments illustrent l'évolution architecturale de l'édifice du premier art roman aux interventions postérieures.