Frise chronologique
1077
Première mention écrite
Première mention écrite
1077 (≈ 1077)
Bulle de Cluny confirmant le prieuré.
fin XIe - début XIIe siècle
Construction du chœur et transept
Construction du chœur et transept
fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Influence roman de Saint-Sever.
XIIIe siècle (2e moitié)
Campagne de construction de la nef
Campagne de construction de la nef
XIIIe siècle (2e moitié) (≈ 1350)
Jusqu’à la 3e travée, portail nord.
milieu XIVe siècle
Achèvement de la nef et façade
Achèvement de la nef et façade
milieu XIVe siècle (≈ 1450)
Dernière travée et façade occidentale.
1607
Vente de la seigneurie
Vente de la seigneurie
1607 (≈ 1607)
Le prieur cède sa part à la ville.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des MH en France.
1868-1880
Restauration majeure
Restauration majeure
1868-1880 (≈ 1874)
Reconstruction abside, transept, contreforts.
1924
Incendie du clocher
Incendie du clocher
1924 (≈ 1924)
Voûte de croisée refaite par Poutaraud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Abbé Barrère - Historien local |
Évoque fondation prieuré au VIIIe siècle. |
| Coëque-Verdier - Architecte diocésain |
Dirigea restauration de 1868. |
| Teulère - Architecte |
Acheva travaux chœur vers 1880. |
| Payen - Superviseur des travaux |
Sculptures terminées en 1880. |
| Poutaraud - Restaurateur |
Reconstruit voûte après 1924. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Mézin, située dans le département du Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux catholique dont les origines remontent au moins au XIe siècle. Son architecture mêle des éléments romans, visibles dans l'abside et les absidioles voûtées en cul-de-four, et des ajouts gothiques comme la nef du XIIIe-XIVe siècle, voûtée d'ogives et ornée de chapiteaux sculptés. La façade, flanquée de deux tours rondes symétriques, et le portail nord, surmonté de douze niches ayant abrité les statues des apôtres, témoignent de son riche passé artistique et religieux.
La construction du chœur et du transept débuta probablement à la fin du XIe siècle, sous l’influence du chantier de Saint-Sever, tandis que la nef fut édifiée en deux campagnes distinctes : la première au XIIIe siècle (jusqu’à la 3e travée), la seconde au milieu du XIVe siècle pour la dernière travée et la façade occidentale. L’église était initialement liée à un prieuré bénédictin fondé dès le VIIIe siècle, mentionné dans une bulle papale de 1077 comme dépendance de Cluny. Ce prieuré, dont les bâtiments conventuels furent détruits après les guerres de Religion et un incendie en 1837, partageait avec la ville la seigneurie de Mézin jusqu’en 1607.
Classée monument historique dès 1840, l’église a subi plusieurs restaurations majeures. En 1868, l’architecte Coëque-Verdier reconstruisit l’abside et le bras sud du transept, tandis que Teulère acheva les travaux du chœur et renforça les contreforts de la nef pour stabiliser les voûtes. Un incendie dans le clocher en 1924 endommagea la croisée, nécessitant une nouvelle intervention. Ces restaurations, combinées aux traces des campagnes médiévales (voûtes du XIVe siècle, chapiteaux fantastiques du portail), font de ce monument un témoignage complexe de l’histoire religieuse et architecturale du Sud-Ouest.
Le site conserve également des vestiges de son passé conventuel, comme la sacristie communiquant autrefois avec le couvent des Bénédictins. Les chapiteaux, influencés par l’art de Saint-Sever, et les niches du portail nord – vidées de leurs statues lors des guerres de Religion – rappellent les bouleversements historiques qui ont marqué Mézin. Aujourd’hui propriété de la commune, l’église reste un lieu de culte et de patrimoine, ouvert à la visite dans le centre historique de la ville.