Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Nef et abside semi-circulaire voûtée.
1326
Première mention écrite
Première mention écrite
1326 (≈ 1326)
Église citée dans des documents historiques.
XVe ou XVIe siècle
Fortification du chevet
Fortification du chevet
XVe ou XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout d'un étage défensif pendant la guerre de Cent Ans.
XVIIe siècle
Ajout de la chapelle sud
Ajout de la chapelle sud
XVIIe siècle (≈ 1750)
Extension de l'édifice.
1785
Reconstruction du mur sud
Reconstruction du mur sud
1785 (≈ 1785)
Modification majeure de la nef.
1833
Construction de la chapelle nord
Construction de la chapelle nord
1833 (≈ 1833)
Création d'un faux transept.
1887-1888
Construction du clocher néogothique
Construction du clocher néogothique
1887-1888 (≈ 1888)
Remplacement du portail roman par Hosteing.
29 décembre 1981
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
29 décembre 1981 (≈ 1981)
Protection de l'abside romane.
14 octobre 1997
Inscription des chapiteaux
Inscription des chapiteaux
14 octobre 1997 (≈ 1997)
Intégration à l'inventaire général du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'abside (cad. C 285) : inscription par arrêté du 29 décembre 1981
Personnages clés
| Léo Drouyn - Historien et archéologue |
A décrit le portail roman en 1863. |
| Edmond-Jean Hosteing - Architecte bordelais |
Conçut le clocher néogothique en 1887-1888. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Monprimblanc, située dans le département de la Gironde, trouve ses origines au XIIe siècle. À l'origine, elle se composait d'une nef terminée par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, mentionnée pour la première fois en 1326. Le chevet, doté d'une corniche soutenue par des modillons et d'un étage fortifié percé de fentes de tir, témoigne des adaptations défensives réalisées pendant la guerre de Cent Ans. Un clocher-mur, partiellement conservé, surplombait l'arc triomphal.
Au fil des siècles, l'édifice a subi plusieurs modifications. Une chapelle sud fut ajoutée au XVIIe siècle, tandis que le mur sud de la nef fut reconstruit en 1785, accompagné de l'ajout d'une sacristie. Au XIXe siècle, l'église connut des transformations majeures : la chapelle nord, formant un faux transept avec celle du sud, fut édifiée en 1833, et des peintures en trompe-l'œil néo-gothiques y furent réalisées. En 1887, le portail roman occidental, décrit par Léo Drouyn en 1863 comme protégé par un porche « moderne », fut détruit pour laisser place à un clocher néogothique conçu par l'architecte bordelais Edmond-Jean Hosteing entre 1887 et 1888. La sacristie sud fut quant à elle construite entre 1887 et 1909.
L'abside romane, seule partie ayant conservé sa sculpture d'origine, est ornée de 14 modillons représentant des scènes moralisatrices, dénonçant les péchés capitaux comme la luxure, la vanité ou la gloutonnerie. Ces modillons, ainsi que deux chapiteaux historiés de l'arc triomphal, inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel en 1997, illustrent une iconographie riche et symbolique. L'un des chapiteaux dépeint une scène de danse entourée de figures masculines nues, évoquant une condamnation des excès et des relations homosexuelles, tandis que l'autre met en scène une danseuse encadrée de bêtes, symbolisant les dangers de la frivolité. Ces éléments artistiques reflètent les préoccupations morales et religieuses de l'époque médiévale.
Le cimetière entourant l'église abrite une croix gothique datant de la fin du XVe siècle. L'édifice lui-même a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1981, spécifiquement pour son abside romane. Les transformations successives, notamment celles du XIXe siècle, ont marqué son évolution architecturale, mêlant héritage médiéval et influences néo-gothiques.
Les sources historiques, comme les notes de Léo Drouyn et les descriptions de l'inventaire général du patrimoine culturel, soulignent l'importance de cette église comme témoin des pratiques artistiques et religieuses du Moyen Âge et des époques postérieures. Les modillons et chapiteaux, en particulier, offrent un aperçu des mentalités de l'époque, où l'art servait souvent de support à l'enseignement moral et spirituel.