Frise chronologique
1521
Fondation de la collégiale
Fondation de la collégiale
1521 (≈ 1521)
Création par Imbert de Batarnay comme sépulture familiale.
1532
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1532 (≈ 1532)
Achèvement du gros œuvre par l'archevêque Antoine de Bar.
1541
Fin des travaux
Fin des travaux
1541 (≈ 1541)
Achatèvement complet de la construction.
1700
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1700 (≈ 1700)
Création de la paroisse de Montrésor.
1793
Dégâts révolutionnaires
Dégâts révolutionnaires
1793 (≈ 1793)
Pillage et destruction partielle du tombeau des Batarnay.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1840 (≈ 1840)
Protection parmi les premiers monuments classés en France.
1875
Restauration du tombeau
Restauration du tombeau
1875 (≈ 1875)
Remontage dans la nef sous l'impulsion des Branicki.
2013
Accord culturel
Accord culturel
2013 (≈ 2013)
Ouverture à des manifestations dans l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Imbert de Batarnay - Seigneur de Montrésor et fondateur |
Initiateur de la collégiale en 1521. |
| René de Batarnay - Fils d'Imbert, mécène |
Ajoute la chapelle Notre-Dame-de-Lorette vers 1550. |
| Xavier Branicki - Maire et mécène (1860–1870) |
Finance restaurations et acquisitions d'œuvres. |
| Michel Colombe (atelier attribué) - Sculpteur présumé |
Auteur possible des gisants du tombeau. |
| Robert Pinaigrier - Maître-verrier tourangeau |
Auteur attribué des vitraux du XVIe siècle. |
| Marcello Fogolino - Peintre italien |
Auteur présumé des tableaux de la Passion. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Montrésor, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est une ancienne collégiale fondée en 1521 par Imbert de Batarnay, seigneur local. Initialement conçue comme sépulture familiale, elle est élevée au rang de collégiale dès sa création et abrite un chapitre de chanoines. Sa construction, marquée par un plan en croix de Lorraine, s'achève en 1541, combinant des éléments gothiques tardifs et des décors Renaissance. Consacrée en 1532, elle devient église paroissiale en 1700 après la création de la paroisse de Montrésor.
Pendant la Révolution française, l'édifice subit des dégradations majeures en 1793 : pillages, destruction partielle du tombeau des Batarnay, et perte de deux de ses quatre cloches. Malgré ces dommages, elle conserve sa fonction paroissiale. Au XIXe siècle, d'importantes restaurations sont menées sous l'impulsion de la famille Branicki, notamment la reconstruction du clocher (1861–1875) et la restauration du tombeau des Batarnay en 1875, déplacé dans la nef pour faciliter les offices.
Classée Monument Historique dès 1840, l'église abrite un mobilier remarquable, dont des vitraux du XVIe siècle, des tableaux de la Renaissance italienne (acquis par Xavier Branicki), et des stalles du XVIe siècle. Son architecture originale, avec un passage berrichon reliant les chapelles seigneuriales au transept, reflète son statut de collégiale liée au château voisin. Les graffitis et inscriptions murales, comme celle relatant la chute de la foudre en 1660, témoignent de son histoire mouvementée.
Le décor extérieur, marqué par des médaillons sculptés et des blasons (partiellement martelés à la Révolution), s'inspire de motifs Renaissance et gothiques. À l'intérieur, le tombeau des Batarnay, restauré au XIXe siècle, présente trois gisants en marbre (Imbert de Batarnay, son épouse Georgette de Montchenu, et leur fils François) entourés de statuettes des Apôtres. Les verrières, dont certaines sont attribuées à l'atelier du maître-verrier Robert Pinaigrier, illustrent des scènes bibliques comme la Passion du Christ.
L'église reste un lieu de culte actif au XXIe siècle, tout en accueillant des manifestations culturelles depuis un accord passé en 2013 entre la mairie et le diocèse de Tours. Son patrimoine mobilier, protégé au titre des monuments historiques, inclut aussi une statue de saint Roch en terre cuite et une croix en cristal de roche, peut-être originaire de Versailles. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la France, de la Renaissance à nos jours.