Frise chronologique
1031
Première mention écrite
Première mention écrite
1031 (≈ 1031)
Villa *Murovetulo* dans le cartulaire de Gellone.
4e quart XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
4e quart XIIe siècle (≈ 1287)
Édification de l'église romane et de l'abside.
XIVe siècle
Remaniments gothiques
Remaniments gothiques
XIVe siècle (≈ 1450)
Voûtes, promenoir et fortifications ajoutés.
1700-1799
Prolongement de la nef
Prolongement de la nef
1700-1799 (≈ 1750)
Agrandissement vers l'ouest et façade classique.
7 août 1963
Classement partiel
Classement partiel
7 août 1963 (≈ 1963)
Inscription de l'abside (intérieur/extérieur).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside (intérieur et extérieur) (cad. A 101bis) : inscription par arrêté du 7 août 1963
Personnages clés
| Évêques de Maguelone - Seigneurs de Murviel (XIIIe-Révolution) |
Commanditaires de la résidence fortifiée liée à l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Murviel-lès-Montpellier, située dans le département de l'Hérault, est un édifice roman dont la construction débute à la fin du XIIe siècle. Elle subit des remaniements majeurs aux XIVe et XVIIIe siècles, comme en témoignent ses voûtes gothiques et son prolongement vers l'ouest. Son abside, inscrite aux monuments historiques depuis 1963, illustre l'« appareil alterné de Montpellier », typique de l'architecture romane locale. Le chevet polygonal, orné de frises en dents d'engrenage, conserve aussi des vestiges d'un promenoir médiéval surmonté d'une ancienne salle d'apparat.
À l'origine, l'église était reliée à un château-fort dont subsistent des traces près de l'abside, notamment des arcades du XIVe siècle et des arrachements d'escalier. Les évêques de Maguelone, seigneurs de Murviel du XIIIe siècle à la Révolution, y firent édifier une résidence fortifiée. La façade ouest, plus tardive, arbore un portail classique du XVIIIe siècle, surmonté d'une baie néo-classique à pendentifs. Le clocher primitif, aujourd'hui disparu, se trouvait à l'angle nord-ouest, contemporain des fortifications du XIVe siècle.
L'intérieur révèle des chapiteaux sculptés reliés par une corniche à denticules, tandis que l'arc triomphal repose sur des piliers demi-circulaires. Les cinq fenêtres plein cintre de l'abside, à triple rouleau, et les colonnettes engagées aux angles des pans coupés soulignent l'influence romane persistante malgré les ajouts postérieurs. Le site, propriété communale, conserve ainsi des traces de près de huit siècles d'histoire, des origines médiévales aux transformations modernes.
Murviel-lès-Montpellier est mentionnée dès 1031 dans le cartulaire de l'abbaye de Gellone sous le nom Murovetulo, puis en 1150 comme Ad Murum Veterem. Ces références anciennes suggèrent une occupation précoce du site, bien que l'église actuelle ne remonte qu'à la fin du XIIe siècle. Son évolution reflète les changements politiques et religieux de la région, notamment l'influence des évêques de Maguelone, qui marquèrent durablement le patrimoine local.