Frise chronologique
début XIIe siècle
Fondation du prieuré clunisien
Fondation du prieuré clunisien
début XIIe siècle (≈ 1204)
Installation prévue pour sept moines
1684
Arrivée des Bénédictins anglais
Arrivée des Bénédictins anglais
1684 (≈ 1684)
Trois moines clunisiens encore présents
1878-1880
Construction du chœur actuel
Construction du chœur actuel
1878-1880 (≈ 1879)
Remplace le carré du transept
1880 et 1896
Restauration de la façade ouest
Restauration de la façade ouest
1880 et 1896 (≈ 1896)
Porte à cinq voussures conservée
2 avril 2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2 avril 2009 (≈ 2009)
Protection totale de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, y compris le sol de la parcelle pouvant receler des vestiges archéologiques (cad. AB 136) : inscription par arrêté du 2 avril 2009
Personnages clés
| E. Delarue - Architecte |
Responsable des restaurations de 1880-1896 |
Origine et histoire
Le prieuré clunisien Saint-Jean-Baptiste de Ronsenac fut probablement fondé au début du XIIe siècle pour accueillir sept moines, dont le prieur. Ce site religieux, marqué par les guerres de Religion, perdit son chevet originel avant le XVIIe siècle. Seuls subsistent aujourd’hui la nef romane et une partie du mur ouest du croisillon sud, témoignages de cette époque médiévale.
En 1684, les Bénédictins anglais de Saint-Jacques à Paris s’y installèrent, alors que trois moines clunisiens y résidaient encore. La façade ouest, fortement restaurée entre 1880 et 1896, conserve une porte à cinq voussures encadrée d’arcades aveugles et de colonnes à chapiteaux sculptés. Un lion en tympan, aujourd’hui encastré dans les bâtiments conventuels, proviendrait de cette façade d’origine.
Le chœur rectangulaire actuel, construit entre 1878 et 1880, remplace l’ancien carré du transept. À l’intérieur, les chapiteaux des colonnes et colonnettes des bas-côtés et fenêtres révèlent une influence artistique saintongeaise. L’église, classée Monument Historique en 2009, ferme un enclos conventuel d’une rare unité architecturale, reflétant son passé prioral.
L’architecte E. Delarue intervint lors des restaurations de la fin du XIXe siècle. Le site, propriété de la commune, inclut des vestiges archéologiques protégés sur sa parcelle. Son histoire illustre les transitions entre clunisiens, bénédictins, et les reconstructions modernes, dans un contexte régional marqué par les conflits religieux.