Frise chronologique
1312
Transfert aux Hospitaliers
Transfert aux Hospitaliers
1312 (≈ 1312)
Passage à l’Ordre de Jérusalem après dissolution Templiers.
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Édification par les Templiers comme commanderie.
XIXe siècle
Rachat et restauration
Rachat et restauration
XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux majeurs et ajout du porche.
16 avril 2002
Inscription MH
Inscription MH
16 avril 2002 (≈ 2002)
Protection totale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. ZC 103) : inscription par arrêté du 16 avril 2002
Personnages clés
| Templiers - Fondateurs initiaux |
Propriétaires de la commanderie au XIIe-XIIIe. |
| Chevaliers de l'Ordre de Jérusalem - Propriétaires post-Templiers |
Héritiers après 1312. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Roquebrune est un édifice catholique situé dans le département de la Gironde, au nord du bourg de Roquebrune. Construite à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, elle faisait initialement partie d’une commanderie templière, avant de passer aux mains des chevaliers de l’Ordre de Jérusalem. Ce monument, marqué par son histoire médiévale, fut profondément transformé lors de sa restauration au XIXe siècle, après avoir été vendu comme bien national pendant la Révolution.
La structure actuelle de l’église se compose d’une nef unique à trois travées, fermée à l’est par un chevet plat. Son couvrement, refait au XIXe siècle, et ses baies modernes témoignent des interventions ultérieures. Un porche, ajouté après 1860, s’appuie contre la façade ouest, dominée par un mur-pignon. L’édifice, inscrit en totalité aux monuments historiques depuis le 16 avril 2002, appartient aujourd’hui à la commune de Roquebrune. Son histoire reflète les bouleversements religieux et politiques de la Gironde, depuis l’époque des croisades jusqu’à la sécularisation révolutionnaire.
La commanderie de Roquebrune, attestée dès la fin du XIIe siècle, illustre l’implantation des ordres militaires religieux dans le sud-ouest de la France. Après la dissolution des Templiers en 1312, leurs biens, dont cette commanderie, furent transférés aux Hospitaliers de l’Ordre de Jérusalem. La vente de l’église comme bien national lors de la Révolution française marqua une rupture dans son usage, avant son rachat et sa restauration au XIXe siècle. Ces transformations successives en font un témoignage architectural des mutations religieuses, sociales et politiques de la région, de l’époque médiévale à l’ère contemporaine.