Début de la construction 1047 (≈ 1047)
Commencement de l'édification de l'église romane.
XIIe siècle
Construction du clocher roman
Construction du clocher roman XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du clocher roman à la croisée du transept.
Début du XIIIe siècle
Construction du chevet
Construction du chevet Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Édification du chevet à trois pans et de la première travée du chœur.
Fin du XIIIe siècle
Ajout d'un collatéral
Ajout d'un collatéral Fin du XIIIe siècle (≈ 1395)
Construction d'un collatéral.
XIVe siècle
Renforcement des murs
Renforcement des murs XIVe siècle (≈ 1450)
Renforcement des murs ouest et sud par des contreforts.
XVe siècle
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche XVe siècle (≈ 1550)
Édification d'un clocher-porche à l'ouest, resté inachevé.
XVIe siècle
Poursuite du clocher-porche
Poursuite du clocher-porche XVIe siècle (≈ 1650)
Travaux sur le clocher-porche.
1769
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche 1769 (≈ 1769)
Fonte de la cloche nommée Jeanne.
1992
Classement historique
Classement historique 1992 (≈ 1992)
Classement de l'église au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste (cad. D 801) : classement par arrêté du 28 février 1992
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste se situe à Saint-Jean-d'Angle, en Charente-Maritime (Nouvelle-Aquitaine). Son origine est romane et remonte au XIe siècle ; la construction aurait commencé en 1047. Un clocher roman du XIIe siècle se trouvait à la croisée du transept, dont la travée est couverte d'une coupole ovoïdale sur trompes. Le chevet à trois pans et la première travée du chœur datent du début du XIIIe siècle, tandis qu'un collatéral a été ajouté à la fin du XIIIe siècle. La nef comporte deux travées et, au nord, un collatéral du XVe siècle. Après la guerre de Cent Ans, l'édifice a longtemps souffert de ruines puis a fait l'objet de reconstructions en gothique flamboyant ; les murs ouest et sud ont été renforcés par des contreforts au XIVe siècle. Un clocher-porche tardif, daté des XVe et XVIe siècles, vaste et haut de 38 mètres, a été édifié à l'ouest au XVe siècle mais est resté inachevé, sa flèche n'ayant jamais été réalisée. Le plan rectangulaire a été étendu au sud du chœur par un collatéral trapézoïdal et à l'ouest par ce clocher-porche. Les différences d'époque se lisent dans les croisées d'ogives, la mouluration des nervures, le décor des chapiteaux et la forme des supports. Le clocher-porche, orné d'un décor italianisant, présente au nord un portail gothique qui masque le portail polylobé de la nef ; il est chronologiquement le dernier clocher-porche de la série saintongeaise. Parmi les éléments intérieurs figurent la nef, le maître-autel, des autels secondaires et des absidioles, un baptistère, une chaire et un lustre ; l'église abrite également plusieurs statues (Saint Jean-Baptiste, Sacré-Cœur, Saint Joseph, Sainte Thérèse, Jeanne d'Arc) et des vitraux, dont un Notre-Dame-de-Lourdes et un vitrail de l'absidiole nord. La cloche nommée Jeanne, fondue en 1769, pèse 734 kilogrammes. L'église Saint-Jean-Baptiste est classée au titre des monuments historiques depuis 1992.