Frise chronologique
1086
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1086 (≈ 1086)
Par Renaud de Thiviers, évêque de Périgueux.
1192
Protection papale
Protection papale
1192 (≈ 1192)
Bulle de Célestin III accordant des bénéfices.
1305
Visite de Bertrand de Got
Visite de Bertrand de Got
1305 (≈ 1305)
Futur pape Clément V inspecte le prieuré.
1394-1404
Guerre de Cent Ans
Guerre de Cent Ans
1394-1404 (≈ 1399)
Prise anglaise puis reprise française.
1669
Réforme des Génovéfains
Réforme des Génovéfains
1669 (≈ 1669)
Réforme monastique post-concile de Trente.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection officielle de l’État français.
1906-1968
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1906-1968 (≈ 1937)
Toitures et clocher refaits après effondrement.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Renaud de Thiviers - Évêque de Périgueux (1081–?) |
Fonda le prieuré vers 1086. |
| Bertrand de Got - Archevêque de Bordeaux, futur Clément V |
Visita le prieuré en 1305. |
| Henri de La Marthonie - Prieur commendataire (XVIe siècle) |
Nommé en 1574 sous Henri III. |
| Pierre Minet - Évêque de Périgueux (XIIe siècle) |
Évoque les largesses des prédécesseurs en 1173. |
| Célestin III - Pape (1191–1198) |
Protégea le prieuré par une bulle en 1192. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Côle, fondée au XIe siècle par Renaud de Thiviers, évêque de Périgueux, fut initialement un prieuré de chanoines réguliers soumis à la règle de saint Augustin. Les sources historiques, comme le Manuscrit des chapelains de Saint-Antoine et la Gallia christiana, confirment sa fondation vers 1086. Une bulle papale de 1192 plaça le prieuré sous la protection de Célestin III, tandis que Bertrand de Got, futur pape Clément V, le visita en 1305. L'église, marquée par des conflits comme la guerre de Cent Ans (prise anglaise en 1394, reprise française en 1404), subit des dommages nécessitant des suppliques au pape en 1436-1437.
Au XVIe siècle, le prieuré passa en commende et fut occupé par les protestants, avant d’être réformé en 1669 par les Génovéfains, une congrégation de chanoines réguliers. Malgré cette réforme, la communauté déclina : de 17 membres au XVIIIe siècle, elle n’en comptait plus que 4 en 1763. La Révolution dispersa les livres du monastère, brûla les titres, et vendit les bâtiments comme biens nationaux. L’église devint paroissiale en 1801, après avoir perdu sa coupole (effondrée vers 1860) et subi plusieurs restaurations, notamment entre 1906 et 1968.
Architecturalement, l’église se distingue par ses 78 modillons sculptés (représentant péchés ou végétaux), ses logettes de répit (sarcophages pour les nouveau-nés non baptisés), et son plan original à trois absidioles désorientées. Le chœur abrite un retable, un maître-autel et un tabernacle du XVIIe siècle, ainsi que des tableaux attribués aux écoles de Poussin ou Le Sueur. Classée monument historique en 1862, elle fut restaurée après 2002 (transept) et 2012 (retable et autel), témoignant d’un patrimoine roman et gothique préservé.