Frise chronologique
1095
Première mention de l’église
Première mention de l’église
1095 (≈ 1095)
Document attestant une église primitive.
1102
Patronage à l’abbaye Saint-Bénigne
Patronage à l’abbaye Saint-Bénigne
1102 (≈ 1102)
Lié à l’abbaye de Dijon.
1362
Incendie destructeur
Incendie destructeur
1362 (≈ 1362)
Église ancienne partiellement ruinée.
1509-1534
Construction du chœur gothique
Construction du chœur gothique
1509-1534 (≈ 1522)
Phase initiale en style flamboyant.
1534
Contrat avec Jehan Beringuet
Contrat avec Jehan Beringuet
1534 (≈ 1534)
Poursuite des travaux (transepts, nef).
1554
Voûtement de l’église
Voûtement de l’église
1554 (≈ 1554)
Achèvement des nervures gothiques-Renaissance.
1604
Chaire à prêcher en pierre rouge
Chaire à prêcher en pierre rouge
1604 (≈ 1604)
Marbre de Franche-Comté installé.
1768-1769
Installation de l’orgue et modifications
Installation de l’orgue et modifications
1768-1769 (≈ 1769)
Œuvre de Bénigne Boillot et façade retouchée.
1826
Suspension du bateau ex-voto
Suspension du bateau ex-voto
1826 (≈ 1826)
Hommage à saint Nicolas, patron des bateliers.
8 avril 1921
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 avril 1921 (≈ 1921)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 8 avril 1921
Personnages clés
| Jehan Beringuet - Maçon |
Signataire du contrat de 1534 pour les travaux. |
| Bénigne Boillot - Facteur d’orgues (1725-1785) |
Auteur de l’orgue classé de 1768. |
| Antoine Marquetty - Sculpteur (XVIIIe siècle) |
Créateur du baldaquin Louis XVI. |
| Abbaye Saint-Bénigne de Dijon - Institution religieuse |
Patron de l’église primitive dès 1102. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Losne, située en Côte-d’Or, remplace une église médiévale partiellement détruite par un incendie en 1362. Sa construction s’étale du début du XVIe siècle (chœur gothique flamboyant vers 1509-1534) à la Renaissance (nef et portail, 1534-1554), mêlant pierre calcaire et brique. Les études récentes attribuent l’ensemble à une succession de chantiers rapprochés, expliquant les contrastes stylistiques entre le chœur orienté à l’ouest et la nef inspirée de l’Italie. Les voûtes, achevées en 1554, unifient l’édifice sous des nervures gothiques et des colonnes Renaissance.
Le mobilier reflète cette dualité temporelle : la chaire en pierre rouge de Sampans (1604), l’orgue de Bénigne Boillot (1768), et un bateau ex-voto (1826) rappellent le passé fluvial de la ville, carrefour historique entre Saône, canal de Bourgogne et Rhône-Rhin. Classée Monument Historique en 1921, l’église conserve aussi des adjonctions des XVIIIe-XIXe siècles, comme le baldaquin Louis XVI d’Antoine Marquetty ou les réparations des contreforts. Sa toiture en tuiles vernissées polychromes, typique de Bourgogne, couronne un édifice marqué par les contraintes topographiques (crues de la Saône) et les évolutions artistiques.
Les sources soulignent l’importance de l’abbé Saint-Bénigne de Dijon, patron de l’église primitive (mentionnée dès 1095), et des artisans locaux comme le maçon Jehan Beringuet (contrat de 1534) ou le facteur d’orgues Boillot. Les maladresses architecturales, visibles dans les jonctions entre parties, témoignent des reprises successives. Aujourd’hui ouverte au public, l’église illustre le passage du gothique flamboyant à la Renaissance en Bourgogne, tout en préservant des traces de la vie fluviale et religieuse de Saint-Jean-de-Losne.