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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé Patrimoine religieux Style labourdin

Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz

    14-18 Rue Léon Gambetta
    64500 Saint-Jean-de-Luz
Propriété de la commune
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz
Crédit photo : User Faisans.jeanluc on fr.wikipedia - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origines romanes
1419, 1523, 1542, 1558
Incendies successifs
1630
Début des agrandissements
9 juin 1660
Mariage de Louis XIV
1669
Installation du retable
1685
Surélévation du clocher
1706
Foudre sur le clocher
7 mars 1931
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Jean-Baptiste : classement par arrêté du 7 mars 1931

Personnages clés

Louis XIV - Roi de France Épousa Marie-Thérèse dans cette église en 1660.
Marie-Thérèse d’Espagne - Infante d’Espagne Épouse de Louis XIV lors du mariage royal.
Martin de Bidache - Entrepreneur-menuisier Réalisa le retable monumental en 1669.
Joannis de Haraneder-Monségur - Armateur et marguillier Probable commanditaire du retable.
Joseph Vernet - Peintre Conseilla l’ouverture des baies en 1760-1761.
Maxime Real del Sarte - Sculpteur luzien Auteur du Chemin de Croix (1950).

Origine et histoire

L’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, située dans les Pyrénées-Atlantiques, trouve ses origines au XIIe siècle avec une première église romane. Les incendies répétés (1419, 1523, 1542, 1558) et les conflits locaux, notamment pendant la guerre de Cent Ans, endommagèrent l’édifice gothique du XVe siècle, dont subsistent un pilier, des nervures et des fenêtres occultées. Au XVIe siècle, trois fenêtres ouvragées furent ajoutées au mur sud, dotées de coussièges (bancs de pierre).

En 1630, face à l’accroissement démographique (12 000 habitants) lié à la prospérité maritime (chasse à la baleine, pêche à la morue, commerce antillais), la communauté locale décida d’agrandir l’église. Les travaux, étalés sur un demi-siècle, conservèrent le mur sud et la tour-clocher, cette dernière gagnant un étage en 1685. Le mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Espagne, célébré le 9 juin 1660 dans une église encore en chantier, marqua son histoire : la porte empruntée par le couple fut murée en 1669 pour en préserver l’exclusivité.

Le retable monumental en bois doré, installé en 1669, incarne l’apogée baroque du Pays basque. Commandé probablement par l’armateur Joannis de Haraneder-Monségur, il fut réalisé par l’entrepreneur Martin de Bidache. Ses 18 statues, colonnades torses et motifs antiques reflètent l’influence versaillaise. L’église, classée Monument Historique en 1931, conserve aussi des galeries typiques du Labourd (réservées aux hommes jusqu’aux années 1970), un antependium offert par Louis XIV, et des éléments du XVIIe siècle comme les lustres et l’orgue royal de 1659.

Les vicissitudes ultérieures incluent la foudre frappant le clocher en 1706 (remplacé par un toit provisoire toujours en place), des transformations révolutionnaires (magasin à fourrage, hôpital militaire), et des restaurations au XIXe siècle. Les vitraux des ateliers Mauméjean (1931) et les sculptures de Maxime Real del Sarte (Chemin de Croix, 1950) complètent ce patrimoine, témoin des échanges culturels entre France, Espagne et monde maritime.

L’édifice illustre aussi l’architecture religieuse basque, avec ses galeries superposées (autorisées dès 1556 pour répondre à la croissance démographique) et sa nef réservée aux femmes. Les bancs familiaux (jarlekus) sur les tombes rappellent l’ancrage communautaire, tandis que le bateau votif offert en 1865 par la famille Soudre évoque les liens avec Terre-Neuve. Les fonts baptismaux du XVIIIe siècle et les tableaux classés (comme L’Adoration des Mages de Jean Restout) soulignent sa richesse artistique.

Liens externes