Projet initial rejeté 1952 (≈ 1952)
Proposition de l'architecte Guy Pison refusée par le curé.
1959
Permis de construire obtenu
Permis de construire obtenu 1959 (≈ 1959)
Projet de l'architecte Belin approuvé pour la reconstruction.
1962
Achèvement de l'édifice
Achèvement de l'édifice 1962 (≈ 1962)
Fin de la construction de l'église actuelle.
1967
Création des verrières
Création des verrières 1967 (≈ 1967)
Réalisées par François Chapuis et l'atelier Gouffault.
15 décembre 2005
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 15 décembre 2005 (≈ 2005)
L'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AB DP 51) : inscription par arrêté du 15 décembre 2005
Personnages clés
Guy Pison
Architecte ayant proposé un projet initial rejeté.
Architecte Belin
Architecte originaire de Saint-Lô ayant conçu l'église actuelle.
François Chapuis
Créateur des verrières de l'église.
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste se situe dans le bourg de Saint-Jean-des-Baisants, commune déléguée de Saint-Jean-d'Elle, dans le département de la Manche. Le village fut détruit pendant les combats de la bataille de Normandie, puis reconstruit après-guerre. En 1952, l'architecte Guy Pison proposa un projet de facture moderne, proche de l'église de Graignes, mais le curé s'opposa à cette proposition qualifiée de « silo ». Un autre projet, porté par l'architecte Belin, originaire de Saint-Lô, obtint finalement son permis de construire en 1959 et aboutit à l'achèvement de l'édifice en 1962. L'église présente un vaisseau rectangulaire doté d'un portique triangulé recevant un comble à deux versants; un clocher latéral, surmonté d'une flèche, complète le volume. L'ensemble est réalisé en granit apparent. Les verrières, conçues par François Chapuis et exécutées par l'atelier Gouffault en 1967, constituent le principal intérêt de l'édifice et motivent sa protection. Le programme des vitraux oppose des baies colorées au nord à des verrières monochromes au sud; ces dernières sont animées par un réseau très graphique de plombs, tandis que les baies nord évoluent vers l'orient, passant de teintes froides à des tons plus chauds au niveau du sanctuaire. Les verrières furent inscrites le 4 avril 2005, mais cet arrêté fut annulé; l'ensemble de l'édifice est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 15 décembre 2005.