Pèlerinage et retable XVIIe siècle (≈ 1750)
Culte des reliques et retable doré
1877
Rétablissement du curé
Rétablissement du curé 1877 (≈ 1877)
Réfection de la sacristie après la Révolution
8 juin 2024
Classement historique
Classement historique 8 juin 2024 (≈ 2024)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Saint Hugues - Évêque de Grenoble
Donata l'église aux clunisiens fin XIe
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-le-Vieux, située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux de style roman datant du XIe siècle. Elle est considérée comme l'un des plus anciens exemples d'architecture romane du département, avec une façade lombarde caractéristique du premier âge roman. Son maître-autel du XVIIe siècle, surnommé « retable mystérieux », est orné de feuilles d'or, de fleurs de lys et de colonnes torses, tandis que le chœur conserve des peintures murales du XVIIIe siècle imitant le marbre. L'église était initialement liée à un cloître et une crypte, comme en témoignent une porte latérale à accolade et une fenêtre trilobée semi-enterrée.
L'édifice a été remis au prieuré clunisien de Domène par Saint Hugues, évêque de Grenoble, à la fin du XIe siècle sous le nom de Sancti Johannis super Domena. Au XVIIe siècle, elle devint un lieu de pèlerinage grâce à ses reliques de Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean-l'Évangéliste. Fermée pendant la Révolution française, elle ne retrouva un curé résident qu'en 1877, année où la sacristie fut réaménagée. Des modifications architecturales, comme la toiture de l’abside et l’ajout de la sacristie sud, datent du XIXe siècle. L'église a été inscrite aux monuments historiques le 8 juin 2024.
L'église paroissiale, propriété de la commune, relève aujourd’hui de la paroisse La Croix de Belledonne au sein du diocèse de Grenoble. Son histoire reflète les évolutions cultuelles et architecturales de la région, depuis son origine médiévale jusqu’à sa protection patrimoniale récente. Les visites pastorales du XVIIIe siècle décrivent un édifice globalement bien conservé, malgré des couvertures en ardoise délabrées, et mentionnent deux chapelles internes dédiées à Saint Sébastien et à la Sainte Croix.
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