Période de pèlerinage XVIIe siècle (≈ 1750)
Culte des reliques de Saint-Jean
1877
Retour du curé
Retour du curé 1877 (≈ 1877)
Réfection de la sacristie post-Révolution
8 juin 2004
Classement MH
Classement MH 8 juin 2004 (≈ 2004)
Inscription de l’édifice en totalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. A 266) : inscription par arrêté du 8 juin 2004
Personnages clés
Saint Hugues - Évêque de Grenoble (XIe-XIIe)
Rattacha l’église à Domène vers 1100
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-le-Vieux, située dans le département de l’Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes, est l’un des plus anciens édifices romans du territoire. Datant principalement de la première moitié du XIIe siècle, elle fut mentionnée dès 1115 sous le nom Sancti Johannis super Domena et rattachée au prieuré clunisien de Domène par Saint Hugues, évêque de Grenoble, à la fin du XIe siècle. Son architecture lombarde, visible sur la façade ouest, et ses fenêtres romanes latérales témoignent de cette époque médiévale. Le clocher, la toiture et la sacristie furent modifiés au XIXe siècle, tandis que des peintures murales du XVIIIe, imitant le marbre, ornent toujours le chœur.
L’église fut un lieu de pèlerinage aux XVIIe et XVIIIe siècles, réputé pour ses reliques de Saint-Jean-Baptiste et Saint-Jean-l’Évangéliste. La visite pastorale de 1732 note sa couverture d’ardoise en ruine, mais un état général satisfaisant, avec deux chapelles internes dédiées à Saint Sébastien et à la Sainte Croix. Fermée pendant la Révolution, elle ne retrouva un curé résident qu’en 1877, année de la réfection de la sacristie. Son mobilier inclut un retable mystérieux du XVIIe siècle en bois doré, orné de fleurs de lys et de colonnes torses, ainsi qu’une crypte accessible autrefois par un escalier aujourd’hui obstrué.
Classée monument historique en totalité par arrêté du 8 juin 2004, l’église appartient à la commune et relève de la paroisse La Croix de Belledonne, dans le diocèse de Grenoble. Son plan rectangulaire, typique de l’art roman, comprend une nef unique, un chœur à abside hémicirculaire, et une façade ouest ornée d’arcatures lombardes et de modillons sculptés. Les modifications du XIXe siècle, comme la surélévation du mur pignon ou la toiture du clocher, reflètent les adaptations liturgiques et structurelles de l’époque.
Le site, perché dans le massif de Belledonne à 30 km au nord-est de Grenoble, illustre l’implantation médiévale des édifices religieux dans les zones montagneuses. Son histoire clunisienne, ses transformations post-révolutionnaires et son rôle pastoral actuel en font un témoin majeur du patrimoine religieux isérois, mêlant héritage roman, décor baroque et fonctions communautaires contemporaines.
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