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Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Caquetoire Eglise romane et gothique

Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse

    Le Bourg
    46400 Saint-Jean-Lespinasse
Propriété de la commune
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse
Crédit photo : Daxipedia - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle (1ère moitié)
Construction du transept et de l'abside
1363
Devenue prieuré uni à Cahors
XVe siècle
Peintures murales et voûtes
1789
Litre funéraire attribuée
4 décembre 1913
Classement monument historique
1990
Découverte des peintures
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 4 décembre 1913

Personnages clés

Famille des Plas de Tanes - Propriétaire du château de Montal Armoiries supposées sur la litre.
Atelier Tournié - Sculpteurs de Gourdon Auteurs présumés du retable.
Jean-Marc Stouff - Restaurateur des peintures Intervention en 1990 sur les fresques.

Origine et histoire

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse, située dans le Lot en région Occitanie, est un édifice religieux dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle, avec des modifications aux XIIIe et XVe siècles. Son transept, son abside et sa crypte datent de la première moitié du XIIe siècle, tandis que des travaux ultérieurs, notamment à la fin du XIIe ou au début du XIIIe siècle, ont marqué son évolution architecturale. La nef, surélevée à une époque indéterminée, et les peintures murales du XVe siècle – découvertes en 1990 et restaurées – témoignent de son riche passé artistique. Ces fresques, réalisées par deux ateliers distincts, ornent le chœur, le transept et la nef, représentant des scènes bibliques comme la Cène, la Crucifixion ou l’Annonciation.

L’église était initialement sous collation épiscopale, puis devint un prieuré uni au chapitre de Cahors en 1363. Sa façade occidentale pourrait conserver des vestiges d’un édifice antérieur, peut-être du XIe siècle, bien que la maçonnerie révèle trois états de construction successifs. Classée monument historique le 4 décembre 1913, elle abrite également une litre funéraire du XVIIIe siècle, dont les armoiries, partiellement effacées, sont attribuées à la famille des Plas de Tanes, liée au château de Montal. Le mobilier inclut un retable en bois doré, probablement issu de l’atelier des Tournié, sculpteurs de Gourdon, tandis que sa structure mêle pierre de taille (abside, transept) et appareil irrégulier (nef).

L’édifice se distingue par sa crypte voûtée sous le chœur, ses dix chapiteaux sculptés romans, et ses voûtes variées : berceau brisé pour le transept, cul-de-four pour l’abside, et ogives pour la croisée et la chapelle sud. Couverte de tuiles plates (sauf l’abside en lauzes), l’église illustre les transitions stylistiques médiévales. Les peintures du XVe siècle, associées à la voûte de la croisée et à la chapelle sud, ainsi que le porche ouest, datent de cette période. Une campagne de restauration moderne a permis de mettre en valeur ces décors, soulignant son importance patrimoniale dans le Lot.

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