Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Caquetoire Eglise romane et gothique

Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse

  • Le Bourg
  • 46400 Saint-Jean-Lespinasse
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse
Église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse
Crédit photo : Daxipedia - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane
XIIIe siècle
Travaux supplémentaires
XVe siècle
Ajouts gothiques
1913
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 4 décembre 1913

Personnages clés

Valérie Rousset Historienne ayant étudié la façade occidentale et la maçonnerie de l'église.
Jean-Marc Stouff Responsable de la restauration des peintures murales découvertes en 1990.
Famille Tournié Sculpteurs de Gourdon, auteurs probables du retable et du tabernacle en bois doré.

Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lespinasse conserve des parties principales qui remontent au XIIe siècle, avec un transept et une abside romans bien conservés, une crypte et dix chapiteaux sculptés. L'édifice relevait de la collation épiscopale et est mentionné comme prieuré uni au chapitre de Cahors (les sources indiquent 1363 ou, selon Clary, 1383). Valérie Rousset voit dans la façade occidentale le vestige possible d'un édifice antérieur, peut‑être du XIe siècle, la maçonnerie montrant au moins trois états successifs. Les parties orientales — transept, abside et crypte — seraient réalisées dans la première moitié du XIIe siècle, avec une campagne de travaux supplémentaire à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe. La nef a été surélevée à une époque indéterminée. La présence de peintures conduit à dater de la fin du XVe siècle la voûte de la croisée du transept et la construction de la chapelle sud ; le porche occidental paraît relever de la même période. Une litre funéraire peinte à l'intérieur au XVIIIe siècle porte des armoiries difficiles à identifier ; des auteurs ont proposé de les mettre en relation avec la famille ou le comte de Tanes, propriétaire du château de Montal en 1789. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques le 4 décembre 1913 et plusieurs objets y sont référencés dans la base Palissy.

Un ensemble de peintures murales découvert en 1990 a été restauré par l'atelier de Jean‑Marc Stouff ; les décors ont été réalisés par deux ateliers distincts. Le premier, intervenu à la fin du XVe siècle dans le chœur et le transept, comporte dans la travée droite du chœur le martyre de saint Sébastien avec deux personnages portant des offrandes, dans le croisillon nord la Cène et une Vierge de pitié encadrée par un saint et un évêque sur fond de draperie, et dans le croisillon sud la Crucifixion où saint Pierre et sainte Catherine entourent saint Jean et la Vierge Marie. Le second atelier a travaillé dans la nef et la chapelle latérale sud : sur le mur sud de la nef subsiste, très altérée, une Annonciation organisée dans une demeure autour d'un vase de lys et un saint Jean‑Baptiste sous un dais tenant un bâton en forme de tau, tandis que la voûte de la chapelle sud porte des rinceaux floraux et les symboles des quatre évangélistes.

Le retable, avec son tabernacle en bois doré et ses panneaux représentant la Crucifixion et la Flagellation, est probablement issu de l'atelier de la famille Tournié, sculpteurs de Gourdon.

Liens externes