Frise chronologique
1617-1670
Chapelle Saint-Victor en activité
Chapelle Saint-Victor en activité
1617-1670 (≈ 1644)
Ancienne église paroissiale avant construction.
1661-1668
Construction première église
Construction première église
1661-1668 (≈ 1665)
Édifice instable détruit à plusieurs reprises.
1724
Plan de Pomet adopté
Plan de Pomet adopté
1724 (≈ 1724)
Projet initial de reconstruction abandonné.
1726-1734
Construction actuelle
Construction actuelle
1726-1734 (≈ 1730)
Dirigée par Pierre et Charles Sénès.
23 décembre 1734
Bénédiction de l'église
Bénédiction de l'église
23 décembre 1734 (≈ 1734)
Par Messire Tournier après achèvement.
1793
Destruction pendant siège de Toulon
Destruction pendant siège de Toulon
1793 (≈ 1793)
Mobilier détruit, utilisée comme caserne.
1818
Maître-autel installé
Maître-autel installé
1818 (≈ 1818)
Marbre de Carrare par C. Cazelle.
1834
Fonts baptismaux sculptés
Fonts baptismaux sculptés
1834 (≈ 1834)
Par M. Roux, marbrier toulonnais.
1846
Orgue Callinet installé
Orgue Callinet installé
1846 (≈ 1846)
Classé monument historique en 1984.
1958
Vitraux de Montfollet
Vitraux de Montfollet
1958 (≈ 1958)
Dix baies pour la nef centrale.
2012
Restauration intérieure
Restauration intérieure
2012 (≈ 2012)
Peinture et fresque principale restaurées.
17 mars 2019
Messe télévisée France 2
Messe télévisée France 2
17 mars 2019 (≈ 2019)
Diffusion nationale depuis l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Joseph Pomet - Architecte |
Auteur du plan initial (1724). |
| Pierre Sénès - Architecte toulonnais |
Reprit les travaux en 1729. |
| Charles Sénès - Architecte |
Acheva l'église en 1734. |
| Messire Tournier - Prêtre |
Bénit l'église en 1734. |
| Jean-Joseph Rigouard - Évêque constitutionnel du Var |
Inhumé dans l'église (1735-1800). |
| Joseph Callinet - Facteur d'orgues |
Conçut l'orgue classé (1846). |
| Fernand Belmonte - Peintre |
Auteur des fresques (XXe siècle). |
| Paul Montfollet - Maître verrier |
Créa les vitraux (1958). |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont, située dans le Var en Provence-Alpes-Côte d'Azur, remplace une ancienne église construite entre 1661 et 1668, détruite à plusieurs reprises en raison de sa proximité avec le fleuve Gapeau. Ce premier édifice avait lui-même succédé à une chapelle médiévale, Saint-Victor (1617-1670), devenue trop exiguë pour la population grandissante. Les instabilités géologiques et les inondations récurrentes motivèrent son remplacement par un bâtiment plus solide, dont les plans furent initialement conçus par Joseph Pomet en 1724.
Les travaux, débutés en 1726, furent d'abord abandonnés en 1729 avant d'être repris par l'architecte toulonnais Pierre Sénès, puis achevés par son frère Charles en 1734. L'église, de style baroque provençal, adopte un plan basilical sans transept, avec une façade en pierre de taille et une nef éclairée par de larges verrières. Son orientation atypique (chœur au nord-ouest) et son clocher, reconstruit à droite après plusieurs effondrements, reflètent les adaptations imposées par le site. En 1793, lors du siège de Toulon, elle fut pillée et transformée en caserne, perdant l'intégralité de son mobilier d'origine.
Le XIXe siècle marqua une renaissance artistique pour l'édifice. Le maître-autel en marbre de Carrare (1818), les boiseries en noyer (1825), et cinq toiles majeures (dont trois de Patriti, 1858) ornent désormais le chœur. L'orgue Joseph Callinet (1846), classé monument historique en 1984, illustre l'évolution vers un style romantique, tandis que les fonts baptismaux (1834), sculptés par M. Roux, témoignent du savoir-faire local. Les fresques contemporaines de Fernand Belmonte (XXe siècle), dont une monumentale de 145 m2 au-dessus du chœur, et les vitraux de Paul Montfollet (1958) complètent cet ensemble éclectique.
L'église abrite également des éléments historiques notables, comme la tombe de Jean-Joseph Rigouard (1735-1800), prêtre local devenu évêque constitutionnel du Var en 1791. Son mobilier, reconstitué après les destructions révolutionnaires, offre une unité stylistique rare, mêlant pièces du XVIIIe siècle (comme un tableau de la Sainte Famille) et créations modernes. Les extensions latérales, dont la maison curiale (1780) et la chapelle Saint-Dominique, reflètent les adaptations fonctionnelles au fil des siècles.
Classée parmi les édifices religieux majeurs du Var, l'église Saint-Jean-Baptiste reste un lieu de culte actif, animé par la Fraternité Missionnaire Marie Mère des Apôtres. Sa messe dominicale, diffusée à la télévision nationale en 2019, et ses activités pastorales (comme le Parcours Alpha) en font un pôle spirituel dynamique. Les restaurations récentes, comme celle de la grande fresque en 2012, soulignent l'attachement contemporain à la préservation de ce patrimoine baroque provençal.