Première mention connue 1156 (≈ 1156)
L'église est citée dans une bulle pontificale d'Adrien IV.
1397
Subsides du chapitre
Subsides du chapitre 1397 (≈ 1397)
Contribution financière du chapitre d'Agde pour les fortifications.
1434
Subsides du chapitre
Subsides du chapitre 1434 (≈ 1434)
Contribution financière du chapitre d'Agde pour l'achèvement de l'édifice.
Fin du XIVe siècle
Reconstruction de l'édifice
Reconstruction de l'édifice Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
L'église est reconstruite avec des traits du style flamboyant.
1857
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1857 (≈ 1857)
Travaux de restauration du clocher.
1907
Classement historique
Classement historique 1907 (≈ 1907)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
1950
Restauration de la rosace
Restauration de la rosace 1950 (≈ 1950)
Restauration de la grande rosace et des vitraux.
1977-1980
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1977-1980 (≈ 1979)
Travaux de restauration du clocher.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 13 décembre 1907
Personnages clés
Adrien IV
Pape ayant mentionné l'église dans une bulle pontificale en 1156.
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste de Vias, située dans le bourg de Vias (Hérault), est un édifice catholique à caractère défensif dont l'édifice actuel remonte à la seconde moitié du XIVe siècle. La première mention connue figure dans une bulle pontificale d'Adrien IV en 1156 ; l'église appartenait alors au chapitre d'Agde. Le chapitre a apporté des subsides pour les fortifications et l'achèvement de l'édifice, notamment des contributions en 1397 et en 1434. Reconstruite à la fin du XIVe siècle, elle présente des traits du style flamboyant attestés par l'analyse des supports. Classée au titre des monuments historiques en 1907, elle a fait l'objet de restaurations : le clocher en 1857 puis entre 1977 et 1980, et la grande rosace ainsi que les vitraux en 1950 (ces vitraux remplaçant ceux de 1850 détruits pendant la Seconde Guerre mondiale).
L'architecture combine des caractères méridionaux — murs épais, contreforts et nef unique large — et un plan qui rappelle le type gothique languedocien tout en marquant la volonté d'indiquer un transept. L'édifice est bâti essentiellement en lave noire issue du volcan proche de Roque-Haute ; seule la mouluration de la rosace est en calcaire. La nef unique, large, comporte deux travées voûtées sur croisées d'ogives ; le chœur comprend une travée droite et une abside à sept pans, tous épaulés par des contreforts. Des chapelles plus récentes, peu profondes, bordent la nef et sont couvertes de voûtes en berceau brisé, tandis que des chapelles voûtées d'ogives flanquent la travée droite du chœur.
L'édifice montre son rôle défensif dans l'intégration de la façade occidentale aux remparts circulaires de la ville et dans ses dispositifs militaires : un bahut périphérique est conservé tout autour de la nef (n'en subsistent que des amorces sur le chœur), un clocher-tour est pourvu de trois échauguettes en encorbellement en quart de rond ainsi que d'une tourelle d'escalier, et une échauguette en encorbellement occupe l'angle nord de la façade ouest. Le sommet de la tourelle d'escalier, qui a conservé deux merlons, assurait la défense côté sud ; il devait exister une défense semblable sur tout le pourtour et il est probable que le mur d'enceinte venait s'appuyer contre l'église.
Une coursière en encorbellement longe le clocher-tour et relie une petite guérite intérieure, une petite tribune polygonale située sous la rosace occidentale. Cette guérite, éclairée par une étroite baie, permettait de surveiller la campagne à l'opposé du village, groupé à l'est ; un passage étroit en encorbellement reliait la tourelle d'escalier à la guérite. La façade occidentale est percée d'une grande rosace polylobée de cinq mètres de diamètre aux remplages flamboyants, tandis qu'une galerie court sur le revers de cette façade et rejoint la guérite en encorbellement. La porte d'entrée s'ouvre au Midi, disposition locale destinée à protéger des vents du nord-ouest.
L'église abrite une imposante statue de la Vierge miraculeuse de Vias, objet d'un culte local et d'une fête annuelle au début de l'été.