Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édifice roman transformé en gothique.
XIVe siècle
Ajout de la chapelle nord
Ajout de la chapelle nord XIVe siècle (≈ 1450)
Financée par les comtes d'Auvergne.
1489
Construction chapelle sud
Construction chapelle sud 1489 (≈ 1489)
Érigée par le prêtre Pierre Dalmas.
1726
Erreur historique notée
Erreur historique notée 1726 (≈ 1726)
Confusion sur le statut paroissial.
1789
Dépendance à l'abbaye de Manglieu
Dépendance à l'abbaye de Manglieu 1789 (≈ 1789)
Avant la Révolution française.
1952
Découverte des peintures
Découverte des peintures 1952 (≈ 1952)
Fresques du XIIIe siècle dans le chœur.
29 octobre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique 29 octobre 1962 (≈ 1962)
Protection des murs peints du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les murs Nord et Sud décorés de peintures murales du choeur (cad. C 406) : classement par arrêté du 29 octobre 1962
Personnages clés
Jean-Baptiste Fouilhoux - Abbé et historien local
A réfuté la légende hospitalière.
Cardinal de Boulogne - Fondateur de vicairie
Chapelle nord financée pour lui.
Pierre Dalmas - Prêtre et mécène
A financé la chapelle sud.
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Vic-le-Comte, située dans le Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes, est un édifice religieux dont la construction remonte au XIIIe siècle. Initialement de style roman, elle a subi des modifications majeures à l'époque gothique, notamment la surélévation des murs pour accueillir une voûte en tiers-point et des croisées d'ogives. L'abside à pans coupés, dotée de fenêtres ogivales, pourrait être une addition gothique sans précédent roman, bien que cette hypothèse reste incertaine. Les traces architecturales, comme la corniche romane conservée, témoignent de cette transition stylistique.
Contrairement à une croyance locale, l'église n'a jamais appartenu aux chevaliers hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, une commanderie n'ayant jamais existé à Vic-le-Comte. Elle fut en réalité construite par les fidèles et dépendait avant 1789 de l'abbaye de Manglieu, qui nommait le curé. Deux portes d'accès, l'une romane en plein cintre et l'autre gothique ogivale, illustrent les phases successives de construction. Deux chapelles latérales, ajoutées aux XIVe et XVe siècles, donnent à l'édifice un faux aspect de transept.
L'église abrite des peintures murales du XIIIe siècle, découvertes en 1952 dans le chœur. Ces fresques, situées sur les murs nord et sud, représentent notamment six apôtres alignés de part et d'autre d'une fenêtre aujourd'hui bouchée. Pendant la Révolution, l'édifice servit de local pour les réunions populaires. Classée monument historique en 1962 pour ses murs peints, l'église conserve aussi des fonts baptismaux et fut un lieu central pour l'enseignement religieux et les confréries, comme celle du Rosaire au XVIIe siècle.
Le portail trilobé du XIVe siècle, rare dans la région, et les chapiteaux romans supportant les nervures gothiques soulignent le mélange des styles. Les comtes d'Auvergne financèrent au XIVe siècle une chapelle dédiée à une vicairie fondée par le cardinal de Boulogne, tandis qu'au XVe siècle, le prêtre Pierre Dalmas érigea la chapelle méridionale. Ces ajouts reflètent l'importance sociale et religieuse de l'édifice à travers les siècles.
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