Frise chronologique
1114
Rattachement au prieuré
Rattachement au prieuré
1114 (≈ 1114)
Collation au prieuré de Saint-Sépulcre de Villacerf.
fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édification sous le vocable de Jean le Baptiste.
XVIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout du transept et des chapelles latérales.
1791
Transfert des reliques
Transfert des reliques
1791 (≈ 1791)
Déplacement des reliques de saint Adérald.
1802
Protection des reliques
Protection des reliques
1802 (≈ 1802)
Caveau muré et monument érigé.
1986
Classement MH
Classement MH
1986 (≈ 1986)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean-Baptiste (cad. C 794) : inscription par arrêté du 2 juin 1986
Personnages clés
| Saint Adérald - Saint patron local |
Reliques transférées en 1791, monument en 1802. |
| Jean de Villacerf - Seigneur local |
Dalle funéraire (1324) aujourd'hui au Musée Saint-Loup. |
| Abbé E. Defer - Historien du XIXe siècle |
A décrit le monument à saint Adérald en 1865. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-Baptiste de Villacerf, située dans le département de l'Aube en région Grand Est, est un édifice dont les origines remontent à la fin du XIIe siècle. Elle fut initialement construite sous le vocable de Jean le Baptiste, puis profondément remaniée au XVIe siècle. Les modifications inclurent l'ajout de deux travées de chaque côté, formant un transept, ainsi que deux chapelles latérales. Ces transformations lui donnèrent son plan actuel en croix latine, avec une abside voûtée en cul-de-four et un clocher carré à un seul étage, percé de huit fenêtres.
À l'origine, l'église dépendait du Grand-doyenné de Troyes et était sous la collation du prieuré de Saint-Sépulcre de Villacerf depuis 1114. En 1791, durant la Révolution française, les reliques de saint Adérald et d'autres objets sacrés furent transférés depuis l'église du prieuré du Saint-Sépulcre vers l'église paroissiale pour les protéger des saccages. Malgré cette précaution, les reliques subirent des profanations et furent finalement enfermées dans un caveau muré en 1802. Un monument commémoratif fut érigé en l'honneur de saint Adérald, décrit en 1865 comme un cierge orné d'une couronne, symbolisant ses vertus sacerdotales.
L'église abrite un mobilier riche et varié, dont plusieurs éléments classés. Parmi ceux-ci figurent des statues du XVIe siècle, comme un saint Jean-Baptiste en calcaire polychrome, une Vierge de Pitié, ou encore une sainte Barbe. Les fonts baptismaux octogonaux, également du XVIe siècle, ainsi que des vitraux de la même époque, témoignent de la richesse artistique de l'édifice. Le XVIIe siècle y a laissé une sculpture de Christ en croix, un bénitier en marbre blanc et une chaire à prêcher en chêne peint. Enfin, un retable du XVIIIe siècle, aujourd'hui placé dans le transept nord, porte un tableau représentant une Vierge à l'Enfant avec sainte Élisabeth et saint Jean-Baptiste.
L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1986, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale. Son histoire est également marquée par des éléments disparus ou déplacés, comme la dalle funéraire de Jean de Villacerf († 1324) et de son épouse, aujourd'hui conservée au Musée Saint-Loup de Troyes, ou encore une peinture monumentale recouverte de chaux. Ces traces du passé soulignent l'évolution et les transformations subies par l'église au fil des siècles.