Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, y compris le porche (cad. C 34) : inscription par arrêté du 14 septembre 1988. Décor peint et parements intérieurs (cad. C 34) : classement par arrêté du 4 juillet 1995
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument.
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste de Villiers-le-Duc, située dans le département de la Côte-d'Or, est un édifice catholique dont les origines remontent au XIIIe siècle. La base du clocher et le chœur, seuls vestiges de cette période, furent construits sur les fondations d’une ancienne chapelle liée au château ducal. Une galerie reliait alors l’église à ce château, soulignant son importance historique locale.
Au XVe siècle, d’importants remaniements furent entrepris, notamment au niveau de la nef, qui reçut un décor peint. Le chœur, plus étroit que la nef, fut reconstruit dans un style gothique flamboyant, avec des voûtes sur croisées d’ogives. Les modifications se poursuivirent aux XVIIIe et XIXe siècles, avec l’ouverture de baies dans la nef et la reconstruction du portail en 1847.
L’église abrite un mobilier liturgique remarquable, dont des fresques polychromes des XVe et XVIe siècles représentant des saints et des donateurs. Parmi les pièces classées, on trouve une Vierge à l’Enfant du XVIIe siècle, des statues comme celles de sainte Catherine d’Alexandrie, ainsi que des tableaux des XVIIe et XIXe siècles. Une partie de la statuaire proviendrait de l’ancienne abbatiale du Val des Choues, aujourd’hui disparue.
L’édifice fut inscrit aux monuments historiques en 1988, puis classé en 1995, notamment pour son décor peint et ses parements intérieurs. La façade, ornée d’un porche à engoulants, et le clocher du XIIIe siècle, situé à la jonction avec le chœur, témoignent de son évolution architecturale à travers les siècles.
L’église, propriété de la commune de Villiers-le-Duc, illustre l’histoire religieuse et artistique de la Bourgogne. Son architecture, mêlant éléments médiévaux et ajouts postérieurs, en fait un exemple représentatif du patrimoine rural français, marqué par les transformations successives et les réutilisations d’éléments issus d’autres édifices religieux.