Frise chronologique
Avant 1066
Don à l'abbaye de Boscherville
Don à l'abbaye de Boscherville
Avant 1066 (≈ 1066)
Raoul de Tancarville cède l'église aux chanoines.
Dernier quart du XIe siècle
Construction du chœur et tour
Construction du chœur et tour
Dernier quart du XIe siècle (≈ 1150)
Origine romane de l'édifice.
XVe siècle
Voûte de la croisée
Voûte de la croisée
XVe siècle (≈ 1550)
Transept modifié et tourelle d'escalier ajoutée.
XVIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XVIe siècle (≈ 1650)
Réemploi d'une corniche romane.
1837
Restauration par l'abbé Cochet
Restauration par l'abbé Cochet
1837 (≈ 1837)
Début des travaux de préservation.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments protégés.
XVIIIe siècle
Façade ouest et baies
Façade ouest et baies
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modernisation partielle de l'édifice.
1855
Restauration crypte et peintures
Restauration crypte et peintures
1855 (≈ 1855)
Intervention de Desmarest et Dauvergné.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 157) : classement par arrêté du 12 décembre 1996
Personnages clés
| Raoul de Tancarville - Seigneur normand |
Donateur de l'église avant 1066. |
| Abbé Cochet - Architecte et historien |
Dirige les restaurations à partir de 1837. |
| Desmarest - Architecte du XIXe siècle |
Restaure la crypte en 1855. |
| Dauvergné - Peintre-restaurateur |
Participe à la restauration des peintures en 1855. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean d'Abbetot, située à La Cerlangue (Seine-Maritime), est attestée avant 1066, date à laquelle Raoul de Tancarville en fait don à l'abbaye Saint-Georges de Boscherville. Le chœur et la tour de croisée, construits au dernier quart du XIe siècle, témoignent de son origine romane. La nef, édifiée au XVIe siècle, réutilise une corniche romane, tandis que la tourelle d'escalier date du XVe siècle. Les baies et la façade ouest, quant à elles, sont ajoutées au XVIIIe siècle.
Classée monument historique dès 1840, l'église a bénéficié de restaurations majeures au XIXe siècle. En 1855, l'architecte Desmarest et le peintre Dauvergné restaurent notamment la crypte et ses peintures. L'édifice conserve des peintures murales des XIIe, XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles, situées dans la crypte, le chœur, l'abside et la nef. La croisée du transept, couverte d'une voûte au XVe siècle, illustre les transformations architecturales successives.
L'église a également été restaurée à partir de 1837 sous la direction de l'abbé Cochet, soulignant son importance patrimoniale. Ses éléments protégés, dont la crypte et ses décors peints, reflètent une histoire riche, marquée par des influences artistiques variées. Aujourd'hui, elle reste un témoignage majeur de l'architecture religieuse normande, alliant héritage médiéval et modifications ultérieures.