Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur roman
Construction du chœur roman
XIIe siècle (≈ 1250)
Seul élément subsistant de l’édifice d’origine.
XIVe siècle
Rattachement au château d’Aygues-Vives
Rattachement au château d’Aygues-Vives
XIVe siècle (≈ 1450)
Changement de vocation après disparition du premier château.
Après 1453 (guerre de Cent Ans)
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
Après 1453 (guerre de Cent Ans) (≈ 1453)
Nef plus basse que le chœur, style post-médiéval.
XVe siècle
Armoiries des Raffin/Valens
Armoiries des Raffin/Valens
XVe siècle (≈ 1550)
Traces héraldiques liées aux seigneurs locaux.
Fin XVIIIe - début XIXe siècle
Ajout du porche
Ajout du porche
Fin XVIIIe - début XIXe siècle (≈ 1925)
Modification de l’entrée principale.
20 juin 1950
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juin 1950 (≈ 1950)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle d'Aiguevives : inscription par arrêté du 20 juin 1950
Personnages clés
| Famille Raffin - Seigneurs d’Aygues-Vives et Hauterive |
Propriétaires du XVe au XVIIe siècle, armoiries visibles. |
| Marguerite de Valens - Dame d’Aiguesvives (XVe siècle) |
Épouse d’Herman de Raffin, lien seigneurial. |
| Herman (ou Armand) de Raffin - Seigneur d’Hauterive (XVe siècle) |
Allié aux Valens par mariage. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean d’Aygues Vives, située au lieu-dit Aygues-Vives sur la commune de Saint-Pastour (Lot-et-Garonne), est un édifice catholique dont les origines remontent au XIIe siècle. Construite initialement pour un château aujourd’hui disparu, elle fut ensuite rattachée au château d’Aygues-Vives à partir du XIVe siècle. Seul le chœur roman, voûté en cul-de-four et contrebuté par trois contreforts, subsiste de la construction d’origine. L’absence de chapiteaux ou de décor sculpté rend sa datation précise impossible, mais son appareil régulier en pierre de taille témoigne d’une réalisation soignée.
La nef, plus basse que le chœur, semble avoir été reconstruite après la guerre de Cent Ans (XVe siècle), comme en attestent les armoiries visibles, potentiellement celles de la famille Raffin, seigneurs d’Aygues-Vives et d’Hauterive. Ces derniers, alliés aux Valens (seigneurs du lieu au XVe siècle via le mariage de Marguerite de Valens avec Herman de Raffin), marquèrent l’histoire du site. Le portail occidental, en arc brisé orné d’un tore, et une porte murée en arc segmentaire suggèrent des campagnes de travaux aux XVe et XVIIIe siècles. Le porche, ajouté ultérieurement, daterait quant à lui de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle.
L’église, entourée d’un petit cimetière offrant une vue panoramique sur la région, fut restaurée en 1897 (remplacement du lambris, réparations de la façade mentionnées dès 1873). Elle appartiendrait à la mairie de Saint-Pastour depuis un siècle. Classée monument historique en 1950, elle conserve des traces de polychromie sous son badigeon actuel, dont une bande noire évoquant une possible litre funéraire liée aux Raffin. Son plan allongé, combinant nef simple et chœur étroit, reflète les adaptations successives d’un édifice à vocation à la fois seigneuriale et paroissiale.
Les archives locales, comme les fonds du chartier de la famille Raffin, et les références du ministère de la Culture (base Mérimée) complètent les sources sur ce patrimoine. Aujourd’hui isolée sur les coteaux molassiques, l’église illustre l’évolution architecturale et sociale d’un lieu de culte rural, passé d’une chapelle castrale à un monument communal.