Frise chronologique
Vers 1060-1080
Construction de la nef
Construction de la nef
Vers 1060-1080 (≈ 1070)
Sous l’impulsion de Geoffrey Ier, fils de Brient.
Début XIe siècle
Fondation du prieuré Saint-Sauveur
Fondation du prieuré Saint-Sauveur
Début XIe siècle (≈ 1104)
Par Brient, seigneur breton, près de la Chère.
XIIe siècle
Ajout du transept et du chœur
Ajout du transept et du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Fusion des paroisses en 1222.
1538
Percement de la baie sud
Percement de la baie sud
1538 (≈ 1538)
Au-dessus de la porte de la nef.
Fin XVe - début XVIe siècle
Construction du porche sud
Construction du porche sud
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Pour le conseil de fabrique.
Vers 1664
Installation des retables baroques
Installation des retables baroques
Vers 1664 (≈ 1664)
Obstruction partielle des vitraux du chœur.
1678
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1678 (≈ 1678)
Côté sud de la nef.
1682
Construction de la chapelle nord
Construction de la chapelle nord
1682 (≈ 1682)
Dite de l’Ecce Homo.
29 décembre 1705
Chute de la flèche
Chute de la flèche
29 décembre 1705 (≈ 1705)
Lors d’une tempête.
1839
Retour au culte
Retour au culte
1839 (≈ 1839)
Après abandon pendant la Révolution.
1889
Restauration par Bougoüin
Restauration par Bougoüin
1889 (≈ 1889)
Nouveau clocher, sacristies et décors peints.
26 décembre 1906
Classement monument historique
Classement monument historique
26 décembre 1906 (≈ 1906)
Protection de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jean de Béré : classement par arrêté du 26 décembre 1906
Personnages clés
| Brient - Seigneur breton |
Fonda le prieuré Saint-Sauveur au XIe siècle. |
| Geoffrey Ier - Fils de Brient |
Fit construire la nef vers 1060-1080. |
| François Bougoüin - Architecte du XIXe siècle |
Dirigea la restauration de 1889. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jean-Baptiste de Béré, située dans le faubourg de Châteaubriant, trouve ses origines au XIe siècle avec la fondation du prieuré Saint-Sauveur par Brient, seigneur breton. Ce prieuré, dépendant de l’abbaye de Marmoutier, favorisa l’émergence d’un village autour de la colline dominant la rivière Chère. L’église actuelle, édifiée vers 1060-1080 par Geoffrey Ier, fils de Brient, remplaça peut-être un édifice carolingien. La nef, couverte d’une charpente de chêne, date de cette période, tandis que le transept et le chœur furent ajoutés au XIIe siècle.
Au Moyen Âge, l’église Saint-Jean-Baptiste fusionna en 1222 avec la paroisse voisine Saint-Pierre, dont l’église fut détruite. Le prieuré voisin resta actif malgré cette fusion. À la fin du XVe ou au début du XVIe siècle, un porche fut construit devant la porte sud pour abriter les réunions du conseil de fabrique. En 1538, une baie vitrée fut percée au-dessus de cette porte, et en 1664, trois retables baroques furent installés, obstruant partiellement les vitraux du chœur.
Le XVIIe siècle vit d’importants remaniements : construction de la sacristie en 1678, de la chapelle nord (dite de l’Ecce Homo) en 1682, et installation du retable du chœur, entraînant l’obturation des baies de l’abside. Une tempête abattit la flèche de la croisée en 1705. Après un abandon pendant la Révolution, l’église fut rendue au culte en 1839. En 1889, l’architecte François Bougoüin mena une dernière campagne de travaux, reconstruisant la flèche, surélevant les pignons du transept et ajoutant deux sacristies reliées par une galerie.
Classée monument historique en 1906, l’église allie schiste local et tuffeau pour son clocher. Son décor intérieur inclut des retables baroques, des vitraux narrant la vie de saint Jean-Baptiste et de saint Victorien, ainsi que des fragments de peintures romanes mis au jour lors de restaurations récentes. L’édifice illustre ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale en Loire-Atlantique.