Début de la construction 1220 (≈ 1220)
Édification initiale de la chapelle qui deviendra l'église.
1270
Statut paroissial
Statut paroissial 1270 (≈ 1270)
La chapelle acquiert le statut d'église paroissiale.
1480
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur 1480 (≈ 1480)
Démolition du mur du chœur et des collatéraux pour un nouveau chœur.
7 octobre 1490
Consécration des chapelles
Consécration des chapelles 7 octobre 1490 (≈ 1490)
Consécration des deux chapelles latérales du chœur.
XVIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du clocher actuel et restauration des voûtes.
1660
Statue de la Vierge
Statue de la Vierge 1660 (≈ 1660)
Création d'une statue de la Vierge par Jacques Besullier.
1783
Décès du marquis
Décès du marquis 1783 (≈ 1783)
Décès de Jacques Philibert Parigot, marquis de Santenay.
27 octobre 1892
Fermeture au culte
Fermeture au culte 27 octobre 1892 (≈ 1892)
Fermeture de l'église après la construction de Notre-Dame-du-Rosaire.
21 janvier 1928
Classement historique
Classement historique 21 janvier 1928 (≈ 1928)
Classement de l'église au titre des monuments historiques.
2004
Restauration récente
Restauration récente 2004 (≈ 2004)
Fin des dernières campagnes de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise du hameau de Saint-Jean : classement par arrêté du 21 janvier 1928
Personnages clés
Jacques Besullier
Sculpteur ayant réalisé la statue de la Vierge en 1660.
Denis Jonchapt
Bourgeois ayant commandé la statue de la Vierge.
Jacques Philibert Parigot
Marquis de Santenay décédé en 1783.
Origine et histoire de l'Église Saint-Jean de Narosse
L'église du hameau de Saint-Jean, à Santenay (Santenay-le-Haut) en Côte-d'Or, est une ancienne chapelle élevée à partir de 1220 qui acquiert le statut d'église paroissiale vers 1270. À l'origine, elle se compose d'une nef flanquée de deux collatéraux de style roman tardif, d'un chœur plat coiffé d'un clocher à peigne. Vers 1480, le mur du chœur et des collatéraux est démoli pour permettre la construction d'un nouveau chœur complété par deux chapelles latérales, consacrées le 7 octobre 1490; la croix de consécration se trouve dans la chapelle droite. Au XVIe siècle, le clocher actuel est édifié et les voûtes de la nef ainsi que des bas-côtés sont restaurées. L'édifice conserve des décors peints; dans le collatéral de gauche subsiste une fresque représentant saint Michel terrassant le dragon, similaire à la statue de la chapelle de gauche, de style renaissance italienne des environs de 1510. Dans la chapelle opposée se trouve une statue de la Vierge exécutée en 1660 par Jacques Besullier sur commande du bourgeois Denis Jonchapt. Les murs portent une litre funéraire noire destinée à recevoir les armes des seigneurs défunts, dont les dernières visibles sont celles de Jacques Philibert Parigot, marquis de Santenay, décédé en 1783. À la Révolution, l'église reçoit des statues en bois polychromes des XVe et XVIe siècles provenant de la chapelle Saint-Martin-des-Champs détruite. Après la construction de Notre-Dame-du-Rosaire à Santenay-le-Bas, Saint-Jean est fermée au culte le 27 octobre 1892. Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 21 janvier 1928, elle fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration, la plus récente achevée en 2004, qui lui ont restitué son aspect du XVe siècle.