Église Saint-Jean de Prayssas dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Jean de Prayssas

  • 58 Rue de l'Église
  • 47360 Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Église Saint-Jean de Prayssas
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction abside et travée
XIIe siècle
Ajouts romans
XIVe siècle
Remaniement de la nef
1601
Réparations post-guerres
XVIIe siècle
Portail Renaissance
1837-1838
Construction sacristie
1845-1847
Reconstruction clocher
1875-1876
Voûtement de la nef
1965
Classement monument historique
Fin des années 1970
Restauration peintures murales
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (à l'exception des parties classées) (cad. AB 229) : inscription par arrêté du 9 mars 1965 ; L'abside, la travée droite la précédant, la base du clocher jusqu'à la base de la coupole centrale (cad. AB 229) : classement par arrêté du 9 mars 1965

Personnages clés

Jean de Vallier Visiteur signalant des réparations en 1551.
Nicolas de Villars Visiteur constatant l'état de délabrement en 1594.
Gustave Bourières Architecte responsable de la reconstruction du clocher au XIXe siècle.
Henri Delmas Architecte ayant réalisé le voûtement de la nef en 1875-1876.

Origine et histoire de l'Église Saint-Jean

L'église Saint-Jean de Prayssas, située au cœur du village en Lot-et-Garonne, présente deux parties distinctes : l'abside et une travée datées des XIe-XIIe siècles, et une nef remaniée et agrandie aux XIVe et XIXe siècles. De chaque côté de la nef s'ouvrent trois chapelles voûtées d'ogives, reliées à la nef par de grands arcs et voûtées comme elle. La travée de chœur, qui avait été murée pendant la Révolution, a été rouverte ; elle donne sur un passage qui servait de chœur à l'église primitive et communiquait avec l'abside par un arc triomphal en plein cintre aujourd'hui obstrué. L'abside en cul-de-four, utilisée à partir de la Révolution comme poids public, est ornée de fresques. À l'ouest, le portail du XVIIe siècle est encadré de pilastres à décor en losanges et supporte une double corniche ; au-dessus, une petite niche à statue, également flanquée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire, couronne l'entrée. Dans l'angle nord formé par l'abside et la nef s'élève une tourelle carrée d'escalier qui devait mener au clocher, lui-même de plan carré et établi sur le chœur de l'édifice primitif ; sa partie haute a été surélevée à une époque récente. Les murs épais du chœur et de la travée droite soutiennent le clocher, qui a fait l'objet de plusieurs campagnes de restauration. Lors de sa visite en 1551, Jean de Vallier signale que l'église est en réparation ; la reconstruction de la nef, le voûtement des chapelles latérales, le portail occidental de style Renaissance et la tourelle d'escalier peuvent remonter à cette phase de travaux. L'édifice a été dévasté en 1569 pendant les guerres de Religion et était en mauvais état en 1594 lors de la visite de Nicolas de Villars ; la date 1601 et l'inscription REIASE gravées sur une pierre de l'arc triomphal semblent indiquer des réparations à cette époque. Une nouvelle sacristie a été construite au sud en 1837-1838, la porte portant la date 1837, et la foudre a partiellement détruit le clocher en 1841 ; sa partie haute a été reconstruite entre 1845 et 1847 d'après le projet de l'architecte Gustave Bourières. Le voûtement de la nef a été réalisé en 1875-1876 par l'architecte Henri Delmas, travaux exécutés par l'entrepreneur J. Coulonges de Laplume, comme l'atteste l'inscription figurant sur la clé de voûte de la première travée. Vers la fin des années 1970, le sol du chœur a été excavant pour retrouver le niveau roman ; les peintures murales du cul-de-four représentant le Christ et les Évangélistes, déposées pour restauration, ont été replacées récemment. L'édifice a été inscrit et classé au titre des monuments historiques en 1965. Le chevet roman, le clocher reconstruit au XIXe siècle, la nef, les chapelles latérales et les vitraux représentant la Vierge à l'Enfant et saint Dominique constituent les principaux éléments remarquables de l'église.

Liens externes