Frise chronologique
1960
Concours national et sélection du projet
Concours national et sélection du projet
1960 (≈ 1960)
Projet de Korady, David et Calka retenu.
17 mai 1964
Baptême des cloches électroniques
Baptême des cloches électroniques
17 mai 1964 (≈ 1964)
Inauguration des dix cloches sans bronze.
14 juin 1964
Consécration de l’église
Consécration de l’église
14 juin 1964 (≈ 1964)
Ouverture au culte après 4 ans.
2004
Labellisation Patrimoine du XXe siècle
Labellisation Patrimoine du XXe siècle
2004 (≈ 2004)
Reconnaissance architecturale nationale.
2006
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2006 (≈ 2006)
Protection des façades et parcelles.
2007
Classement définitif
Classement définitif
2007 (≈ 2007)
Protection totale de l’édifice et décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du centre paroissial et de l'immeuble de logement et le sol des parcelles de l'ensemble (cad. BT 270, 496, 578, 579) : inscription par arrêté du 19 juillet 2006 - L'église en totalité, avec ses décors (cad. BT 579) : classement par arrêté du 26 mars 2007
Personnages clés
| Anton Korady - Architecte |
Concepteur des paraboloïdes hyperboliques symboliques. |
| Maurice Calka - Sculpteur |
Auteur de la grille biblique et des fonts baptismaux. |
| Congrégation Saint-Charles de Dole - Ancien propriétaire du terrain |
Cession du site pour la construction. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-l'Évangéliste de Dole, située dans le département du Jura en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux catholique construit au cours du 3e quart du XXe siècle. Elle se distingue par une architecture avant-gardiste, marquée par deux paraboloïdes hyperboliques en béton et bois lamellé-collé, évoquant selon son architecte Anton Korady « les mains croisées d’une personne en prière ». Le toit en cuivre, conçu pour amplifier le son des dix cloches électroniques, remplace des cloches en bronze évitées pour préserver la structure des vibrations. À l’extérieur, une grille monumentale en bronze sculpté par Maurice Calka illustre des scènes bibliques comme les cavaliers de l’Apocalypse ou la Vierge aux douze étoiles, tandis que l’intérieur abrite un autel de 14 tonnes et des fonts baptismaux surmontés d’un poisson, symbole de l’ichtus.
Le projet naît en 1960 à la suite d’un concours national remporté par les architectes David et Korady, associés au sculpteur Maurice Calka, sur un terrain cédé par la congrégation Saint-Charles de Dole. Les cloches sont baptisées le 17 mai 1964, et l’église est consacrée le 14 juin 1964. Son plan en « cerf-volant » et sa charpente de douze poutres de 20 mètres, acheminées par voie fluviale, reflètent une approche innovante mêlant technique et symbolisme. La crypte, en béton brut, abrite une croix creusée dans la masse, renforçant l’aspect contemplatif de l’espace.
Reconnue pour son patrimoine architectural, l’église est labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2004, puis inscrite aux monuments historiques en 2006 avant d’être classée en 2007. Les éléments protégés incluent les façades, toitures, et décors intérieurs, ainsi que le sol des parcelles adjacentes. L’édifice, propriété d’une association, incarne une période de renouveau liturgique et artistique dans l’Église catholique, où l’art sacré dialogue avec les matériaux modernes comme le béton et le bronze.