Frise chronologique
12 janvier 1964
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
12 janvier 1964 (≈ 1964)
Bénie par le cardinal Roques, archevêque de Rennes.
27 décembre 1964
Bénédiction de l'église
Bénédiction de l'église
27 décembre 1964 (≈ 1964)
Première messe célébrée par le père Plassoux.
1987
Première restauration de la fresque
Première restauration de la fresque
1987 (≈ 1987)
Travaux signalés dans *Ouest-France*.
2014
Célébration du 50e anniversaire
Célébration du 50e anniversaire
2014 (≈ 2014)
Restauration de la fresque et modifications intérieures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| René Blin - Architecte |
Concepteur de l'église inspirée des tentes bédouines. |
| Geoffroy Dauvergne - Peintre |
Auteur de la fresque extérieure (1963). |
| Étienne Plassoux - Premier curé (1964-1969) |
Célébra la première messe en 1964. |
| Paul-Joseph-Marie Gouyon - Archevêque de Rennes |
Bénit l'église en 1964. |
| Patrick Gallais - Curé depuis 2014 |
Intronisé lors du 50e anniversaire. |
| Jean Fréour - Sculpteur |
Auteur de la statue de Saint-Jean-l'Évangéliste. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jean-l'Évangéliste de Saint-Servan, située à Saint-Malo dans le quartier de Bellevue, fut conçue en 1963 par l'architecte local René Blin. Inspiré par un voyage au Sahel et le prologue de l'Évangile selon Jean (« Il a planté sa tente au cœur de nous »), Blin opta pour une structure triangulaire évoquant une tente bédouine. Ce choix symbolisait la proximité du lieu de culte avec les habitants, dans un quartier en pleine expansion urbaine.
La première pierre fut posée le 12 janvier 1964 par le cardinal Roques, archevêque de Rennes, en présence de dignitaires locaux comme le maire de Saint-Servan, M. Huet, et l'architecte Blin. L'église fut bénie le 27 décembre 1964 par Mgr Gouyon, avec une messe inaugurale célébrée par le père Plassoux, premier curé. La fresque extérieure, réalisée par Geoffroy Dauvergne en 1963, représente des scènes bibliques et les sept sacrements, intégrant même l'autoportrait du peintre dans la scène du Mariage.
L'architecture intérieure se distingue par un sol en dénivelé de 0,5 mètre, un chauffage au sol, et un lanterneau de 40 m2 apportant un éclairage naturel. Le clocher, détaché de l'édifice, prend la forme d'un mât à trois voiles abritant trois cloches nommées en hommage à des saintes locales. En 2014, des travaux marquèrent le 50e anniversaire : restauration de la fresque, suppression du sas d'entrée d'origine, et installation de protections pour préserver les œuvres.
La crypte, accessible sous le chœur, peut accueillir une centaine de fidèles et abrite un Christ en bois. Les espaces paroissiaux adjacents incluent des salles modulables et un presbytère. Parmi les œuvres notables, on compte une statue de Saint-Jean-l'Évangéliste par Jean Fréour et une Vierge à l'Enfant de Victor Feltrin. L'église, dépendante de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul, reste un lieu actif de culte et de patrimoine artistique.
Les curés se sont succédé depuis 1964, avec des figures marquantes comme Étienne Plassoux (1964-1969) ou Patrick Gallais (depuis 2014). La fresque, restaurée à plusieurs reprises (notamment en 1987 et 2014), a fait l'objet d'études et de publications, soulignant son style post-cubiste et son ancrage dans l'histoire locale. Les cloches, visibles sans abat-son, et la charpente en ardoises de Cô renforcent l'originalité de ce monument du XXe siècle.