Église Saint-Josse de Parnes dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Josse de Parnes

  • 4 Rue Henri Monnier
  • 60240 Parnes
Église Saint-Josse de Parnes
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Église Saint-Josse de Parnes
Crédit photo : Nitot - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1089
Début de la construction
XIIe siècle
Construction de l'abside
XIIIe siècle
Voûtement du transept
XVe siècle
Reconstruction flamboyante
1860–1870
Restauration majeure
1913
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 15 novembre 1913

Personnages clés

Foulque de Chaudry Donateur de l'église à l'abbaye de Saint-Évroult en 1067.
Henri Ier Roi ayant offert les reliques de saint Josse.
Philippe Ier Roi ayant visité l'église en 1069.

Origine et histoire de l'Église Saint-Josse

L'église Saint-Josse se dresse au cœur de Parnes, dans l'Oise, en Vexin français, le long de la rue Henri‑Monnier ; une partie de son côté nord est enclavée contre l'ancien prieuré transformé en propriété privée. Sa construction, engagée à partir de 1089, répond à l'importance prise par les reliques de saint Josse, qui avaient remplacé dans les faits l'ancien vocable de saint Martin et attiré les pèlerins. De dimensions généreuses pour la taille du village, l'édifice est le résultat de remaniements successifs qui lui donnent une structure complexe mais soignée, mêlant éléments romans et niveaux d'évolution de l'architecture gothique. L'abside romane, datée autour de l'an 1100, conserve un cul‑de‑four nervé et des arcatures décoratives d'un grand intérêt archéologique ; les parties basses du clocher et l'étage de beffroi relèvent de la même période. Dès le début du XIIIe siècle le transept est voûté d'ogives et la période gothique apporte la sacristie (ancienne salle capitulaire) et des chapelles latérales, tandis que la reconstruction des parties occidentales et la création d'un double vaisseau flamboyant s'étalent jusqu'au début du XVIe siècle. Le portail sud, d'une grande richesse sculpturale et datable des alentours de 1530, est attribué à l'« école de Gisors » et illustre la transition vers des motifs influencés par la Renaissance ; certaines clés de voûte portent des écus scandant les interventions seigneuriales et conventuelles. Sous l'Ancien Régime, la paroisse passa sous l'autorité de l'abbaye de Saint‑Évroult lorsque Foulque de Chaudry donna l'église en 1067 ; les reliques offertes par Henri I er avaient déjà attiré Philippe I er en 1069 et favorisé l'implantation d'un prieuré local. Au fil du Moyen Âge le prieuré se transforma en bénéfice et finit par être placé en commende, tandis que la topographie et les campagnes de travaux modifièrent le plan primitif sans effacer l'organisation médiévale du chœur et du transept. Les restaurations menées dans les années 1860–1870 ont, selon les observateurs, altéré l'authenticité de certains chapiteaux et consoles en remplaçant ou lissant des sculptures anciennes, mais elles ont aussi permis de dégager l'abside romane et d'aménager la sacristie en 1876 avec une voûte en bois. Classée monument historique en 1913, l'église a ensuite connu un long déficit d'entretien ; fermée au public en 2004 pour raisons de sécurité, elle a fait l'objet depuis du début du XXIe siècle de souscriptions et de chantiers visant à consolider le clocher, restaurer la toiture et réparer les travées et chapelles les plus menacées. Le plan de l'édifice présente un croisement de nefs et collatéraux : une nef de quatre travées, un bas‑côté nord, un collatéral sud élevé à la même hauteur que la nef, un transept surmonté du clocher, une travée droite de chœur, une abside en hémicycle intérieure avec pans coupés extérieurs, et deux chapelles latérales de deux travées chacune ; l'accès principal se fait par le grand portail latéral sud, l'absence d'une façade occidentale étant liée à la configuration du site. À l'intérieur, la plupart des vaisseaux sont voûtés d'ogives tandis que l'abside conserve sa voûte en berceau et son cul‑de‑four romain ; les profils flamboyants des doubleaux et formerets, les clés de voûte mêlant motifs flamboyants et renaissants et la variété des cul‑de‑lampes témoignent des campagnes de la fin du Moyen Âge et du début de l'époque moderne. Le portail méridional, très orné, et les vantaux dont les bas‑reliefs figurant des saints sont inscrits au titre des monuments historiques, constituent l'un des points forts extérieurs, tandis que l'appareil mêlant pierre de taille provenant des Boves et moellons plus anciens traduit l'histoire bâtie de l'édifice. Le mobilier comporte de nombreux éléments protégés : statues en pierre ou bois (dont saint Josse, saint Nicolas, plusieurs Vierges et apôtres), un grand Christ en croix, un chef‑reliquaire et une médaille de saint Josse en argent, les fonts et leur dais de 1699, un confessionnal de 1788 et un maître‑autel peint de 1765, parmi d'autres pièces liturgiques et funéraires ; plusieurs objets et ensembles sont inscrits ou classés. Malgré les pertes et transformations subies, l'église Saint‑Josse conserve une lecture architecturale riche du XIe au XVIe siècle et demeure rattachée à la paroisse Saint‑François‑d'Assise du Vexin, n'étant aujourd'hui utilisée que pour des célébrations particulières.

Liens externes