Première attestation 1106 (≈ 1106)
L'église est mentionnée dans une charte de l'abbaye de Cluny.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église dans le style roman.
1860
Fusion des communes
Fusion des communes 1860 (≈ 1860)
Fusion de Saint-Julien-de-Cray et Jonzy.
1861
Modifications majeures
Modifications majeures 1861 (≈ 1861)
Début des travaux de réédification de l'église.
1865
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique 1865 (≈ 1865)
Reconstruction de l'intérieur dans un style néo-gothique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le portail et le clocher : classement par arrêté du 22 janvier 1910
Personnages clés
M. Berthier
Architecte responsable de la réédification de 1865.
Anne-Marie Oursel
Auteur d'une description de la chaire à prêcher en 1970.
Origine et histoire de l'Église Saint-Julien-de-Brioude
L'église paroissiale de Saint-Julien-de-Jonzy a été construite au cours de la deuxième moitié du XIIe siècle et modifiée en 1861 puis au cours des années suivantes. Elle est classée monument historique pour son clocher et son portail et fait partie des églises romanes du Brionnais, construites sous l'influence de Cluny en Saône-et-Loire, région Bourgogne-Franche-Comté. L'édifice se situe dans le cimetière de la paroisse ; le village est implanté sur une hauteur le long de la route reliant Chauffailles à Marcigny. L'église domine les collines du Brionnais et offre une vue portée jusqu'à la montagne du Dun ; on aperçoit aussi le viaduc de Mussy-sous-Dun et des chemins de randonnée passent à proximité. L'existence de l'église est attestée dès 1106 dans une charte de l'abbaye de Cluny ; elle dépendait alors du diocèse de Mâcon, de l'archiprêtré de Beaujeu et du bailliage de Semur-en-Brionnais. Sous l'Ancien Régime la paroisse portait le nom de Saint-Julien-de-Cray et la commune de Jonzy était indépendante ; la commune actuelle résulte de la fusion de ces deux communes en 1860. Le saint titulaire est saint Julien de Brioude, très populaire en Gaule, et il est représenté sur un vitrail du chœur, à gauche. La réédification conduite en 1865 a fait l'objet de plusieurs projets ; celui retenu a conservé le clocher et le portail romans, sous la direction de l'architecte M. Berthier. Le clocher et le portail sont les seules parties romanes à avoir conservé leur aspect d'origine. Le clocher est une tour quadrangulaire coiffée d'un toit pyramidal, avec un seul étage de baies au-dessus d'un soubassement plein ; le beffroi repose sur une rangée d'arcatures soutenues par de courts pilastres cannelés et chaque face présente deux baies plein cintre accolées. Le portail se compose de colonnes, d'un tympan et d'un linteau, le tympan et le linteau sculptés dans le même bloc de pierre calcaire ; la porte est encadrée par deux colonnettes à chapiteaux et une archivolte richement décorée. Le tympan représente le Christ en majesté, assis, bénissant de la main droite et tenant le Livre de vie de la gauche, entouré de deux anges ; ces trois personnages sont intacts, contrairement aux figures de la Cène représentée sur le linteau en dessous. Le linteau montre la Cène : le Christ et les apôtres sont assis devant une table où figurent poissons et pain, saint Jean se trouvant à la droite de Jésus et Judas agenouillé de l'autre côté ; la plupart des têtes des personnages ont été martelées pendant la Révolution. Aux extrémités du linteau figurent des scènes du lavement des pieds : à droite Jésus lave les pieds de saint Pierre, à gauche deux disciples accomplissent ce geste. La sculpture du tympan est considérée comme l'une des plus remarquables de Bourgogne ; plusieurs spécialistes ont souligné la finesse du travail, l'énergie du ciseau pour les anges et la vivacité des draperies. L'intérieur a été entièrement reconstruit en 1865 dans un style néo-gothique : après une travée sous le clocher voûtée en coupole, on accède à la nef qui comporte cinq travées, un transept et une abside semi-circulaire précédée de la travée de chœur. Le chœur est entièrement meublé de boiseries et la chaire à prêcher comporte quatre panneaux sculptés représentant chacun un évangéliste ; Anne-Marie Oursel la décrit en 1970 comme finement travaillée, avec une rampe ajourée et des médaillons sculptés.