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Église Saint-Julien-de-Brioude-et-Saint-Vaury de Saint-Vaury dans la Creuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Eglise moderne

Église Saint-Julien-de-Brioude-et-Saint-Vaury de Saint-Vaury

    9 Rue de la Marché
    23320 Saint-Vaury
Propriété de la commune
Église Saint-Julien-de-Brioude-et-Saint-Vaury de Saint-Vaury
Église Saint-Julien-de-Brioude-et-Saint-Vaury de Saint-Vaury
Crédit photo : Aubussonais - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1300
1400
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Donation royale présumée
XIIIe siècle
Construction initiale
1792
Écroulement du chœur
1824-1826
Reconstruction du chœur
1921
Incendie par la foudre
1924
Construction du clocher actuel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église et son sol d'assiette (cad. AZ 89) : inscription par arrêté du 7 octobre 2004

Personnages clés

Auguste Perret - Architecte Concepteur du clocher en béton (1924).
Gustave Perret - Architecte Co-auteur du clocher moderne.
François Pompon - Sculpteur Auteur du coq sommital du clocher.

Origine et histoire

L'église Saint-Julien-de-Brioude-et-Saint-Vaury de Saint-Vaury, située en Creuse, présente des traces architecturales remontant au XIIIe siècle, avec des structures gothiques visibles. Les problèmes de construction initiaux, comme l’effondrement de voûtes et l’instabilité des murs, ont conduit à des adaptations postérieures, notamment des contreforts renforcés. Des vestiges sous le jardin de la mairie suggèrent une extension ancienne du chœur, détruite lors de la construction d’un château au XVe siècle, remplacé plus tard par l’actuelle mairie.

Le clocher actuel, œuvre des frères Perret (Auguste et Gustave), a été construit en 1924 après un incendie causé par la foudre en 1921. Ce clocher en béton armé, innovant pour l’époque, utilise des courbes paraboliques et hyperboliques, marquant une rupture esthétique avec les techniques traditionnelles. Les Perret ont également conçu une voûte intérieure en ciment coffré, intégrant des éléments archéologiques préservés. Leur intervention s’étend à la terrasse du clocher et à sa balustrade, illustrant leur maîtrise du ciment armé comme ornement.

L’église était initialement liée à l’abbaye Saint-Martial de Limoges, datant peut-être d’une donation royale du IXe siècle. Au XVIIe siècle, elle était décrite comme cruciforme, avec un chœur voûté et une nef couverte d’un lambris en arc brisé. Après l’écroulement du chœur en 1792, celui-ci fut reconstruit entre 1824 et 1826. Les restaurations de 1924 ont aussi inclus une réfection partielle de la façade occidentale en béton apparent, consolidant la structure.

Des fouilles ont révélé des chapiteaux sculptés, probablement issus d’un ancien cloître, aujourd’hui conservés dans la chapelle Saint-Michel. Le sol de l’église a été rehaussé, comme en témoignent les moulures du portail occidental, partiellement enterrées. Ces éléments, combinés aux vestiges de tombes et d’urnes découverts près du chevet, soulignent l’importance historique et funéraire du site depuis le Moyen Âge.

Le clocher des frères Perret, bien que considéré comme une œuvre mineure dans leur carrière, préfigure des réalisations ultérieures comme la tour de Tony Garnier (1929) ou les toits volants de Le Corbusier. Son design, basé sur des principes économiques et esthétiques, a influencé l’architecture moderne du XXe siècle, notamment dans l’usage du béton armé comme élément décoratif et structurel.

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