Fondation de l'église 924 (≈ 924)
Initiative du chapitre de Saint-Julien de Brioude
XIIe siècle
Construction nef et chœur
Construction nef et chœur XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman dominant
XVe siècle
Ajout porche et chapelles
Ajout porche et chapelles XVe siècle (≈ 1550)
Extensions gothiques
1842
Transfert du culte
Transfert du culte 1842 (≈ 1842)
Abandon progressif
12 janvier 1966
Classement monument historique
Classement monument historique 12 janvier 1966 (≈ 1966)
Protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Chanet (cad. Ba 368 ; Aa 981) : classement par arrêté du 12 janvier 1966
Personnages clés
Chapitre de Saint-Julien de Brioude - Initiateur de la fondation
Fonda l’église en 924
Abbaye Saint-Pierre de Blesle - Institution tutélaire
Géra l’église après 924
Origine et histoire
L'église Saint-Julien-de-Chanet, située dans l'ancienne commune de Chanet (aujourd'hui intégrée à Allanche, Cantal), fut fondée en 924 à l'initiative du chapitre de Saint-Julien de Brioude, puis placée sous la dépendance de l’abbaye Saint-Pierre de Blesle. Un prieuré voisin exista jusqu’au milieu du XIVe siècle. L’édifice actuel, principalement roman (nef et chœur du XIIe siècle), fut enrichi au XVe siècle d’un porche et de chapelles latérales gothiques. Elle servit d’église paroissiale à Chanet jusqu’en 1842, date à laquelle le culte fut transféré vers une nouvelle église au hameau de Feydit, plus centrale.
Avant la Révolution, le curé résidait au hameau de Chastres, et la paroisse fut desservie de 1804 à 1833 par les prêtres de Vèze, en raison de son éloignement. L’église, progressivement abandonnée après 1842, ne fut plus utilisée que sporadiquement (dernière messe en 1953). Son mobilier, partiellement dégradé, fut transféré en 1963 à l’église Saint-Jean-Baptiste d’Allanche. Classée monument historique en 1966, elle conserve une nef à deux travées avec chapiteaux à feuilles lancéolées, un chœur en hémicycle orné d’arcatures, et des chapelles voûtées d’ogives.
Architecturalement, l’église illustre la transition entre les styles roman et gothique. La nef, d’origine Xe–XIIe siècle, comportait initialement deux travées et une abside semi-circulaire. Les ajouts du XVe siècle (chapelle nord, chapelle et porche sud) reflètent l’évolution des besoins liturgiques. Les colonnettes du chœur, aux angles abattus d’un cavet, et les arcs surbaissés de l’abside témoignent d’influences régionales. L’édifice, propriété communale, reste un exemple remarquable du patrimoine religieux auvergnat, bien que fermé au culte depuis près de deux siècles.
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