Frise chronologique
1923-1924
Effondrement de l'ancienne église
Effondrement de l'ancienne église
1923-1924 (≈ 1924)
Tempêtes accélérant la décision de reconstruire.
1924-1926
Construction de l'église
Construction de l'église
1924-1926 (≈ 1925)
Édification par Albert Guilbert en béton armé.
30 septembre 1933
Consécration de l'édifice
Consécration de l'édifice
30 septembre 1933 (≈ 1933)
Achèvement des décors intérieurs et mosaïques.
1993
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1993 (≈ 1993)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
2006
Fermeture pour sécurité
Fermeture pour sécurité
2006 (≈ 2006)
Dégâts structurels du béton armé.
2011-2013
Restauration majeure
Restauration majeure
2011-2013 (≈ 2012)
Réouverture au public en 2013.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AV 313) : classement par arrêté du 25 mars 1993
Personnages clés
| Albert Guilbert - Architecte |
Concepteur de l’église en béton armé. |
| Jean Gaudin - Mosaïste et peintre-verrier |
Auteur des décors intérieurs néo-byzantins. |
| Fabre - Entrepreneur |
Réalisateur du gros œuvre en béton. |
| Gloton - Facteur d’orgues |
Installation de l’orgue en 1931. |
Origine et histoire
L’église Saint-Julien de Domfront, située dans l’Orne, remplace un édifice du XVIIIe siècle détruit par une tempête. Construite entre 1924 et 1926 par l’architecte Albert Guilbert, elle se distingue par sa structure en béton armé Hennebique et son plan carré inspiré de l’art byzantin. Son clocher central, haut de 51 mètres, domine une abside ornée d’un Christ Pantocrator en mosaïque, œuvre du peintre-verrier Jean Gaudin. L’édifice est consacré en 1933 après l’achèvement des décors intérieurs.
L’église est classée Monument Historique en 1993 et labellisée « Patrimoine du XXe siècle ». Dès 2006, des dégradations du béton entraînent sa fermeture pour sécurité. Une campagne de restauration majeure, menée entre 2011 et 2013, permet sa réouverture au public. Une seconde phase est prévue pour préserver ses décors intérieurs, notamment les mosaïques et vitraux, tandis que son histoire reflète les défis techniques et artistiques de l’entre-deux-guerres.
Le projet initial naît après l’effondrement de la coupole de l’ancienne église en 1924, accéléré par des tempêtes. Albert Guilbert, architecte parisien, propose un édifice moderne en béton, réutilisant les moellons de grès de l’ancienne construction. Le concours de 1901 pour une nouvelle église avait échoué en raison de contraintes budgétaires et de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État. Le clocher, endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, fait l’objet de réparations successives, dont un filet de sécurité installé en 1995.
L’intérieur, conçu comme un espace unique grâce aux arcs en béton, abrite une tribune d’orgue et des décors muraux peints ou mosaïqués. L’orgue, installé en 1931 par le facteur Gloton de Nantes, complète cet ensemble artistique. L’église illustre l’innovation architecturale des années 1920, mêlant fonctionnalité et esthétique néo-byzantine, tout en témoignant des enjeux de préservation du patrimoine du XXe siècle.