Construction initiale 1106-1134 (≈ 1120)
Édification de l'église par les moines de l'abbaye de Moissac.
1254
Don au chapitre cathédral
Don au chapitre cathédral 1254 (≈ 1254)
L'église est donnée au chapitre cathédral par l'évêque de Cahors.
1264
Création de l'hospitalité
Création de l'hospitalité 1264 (≈ 1264)
L'église est rattachée à l'archiprêtré de Nevèges et devient Saint-Julien-l'Hospitalier.
1430
Ajout du clocher
Ajout du clocher 1430 (≈ 1430)
Construction d'un clocher pour protéger la population.
XVIIe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure XVIIe siècle (≈ 1750)
Percement des murs romans pour ouvrir des chapelles et installation d'un bénitier à godrons.
7 septembre 1978
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 7 septembre 1978 (≈ 1978)
L'église est inscrite aux monuments historiques et des travaux de rénovation sont engagés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AR 65) : inscription par arrêté du 7 septembre 1978
Personnages clés
Marguerite-Marie Alacoque
Figure religieuse représentée dans les vitraux de l'église.
Saint Julien
Saint patron de l'église, représenté dans les vitraux.
Origine et histoire de l'Église Saint-Julien
L'église Saint-Julien de Vazerac (Tarn-et-Garonne) se situe à proximité de la Via Podiensis et est datée du XIIe siècle ; elle est inscrite aux monuments historiques depuis le 7 septembre 1978. Dès ses origines, l'édifice appartenait à l'évêque de Cahors ; en 1254 l'un de ses successeurs la donna au chapitre cathédral, qui conserva le droit de patronage jusqu'à la Révolution. Un premier bâtiment sans clocher aurait été élevé entre 1106 et 1134 par les moines de l'abbaye de Moissac, rattachés à l'ordre de Cluny, sur les marécages de la Lupte. En 1264, l'église fut rattachée à l'archiprêtré de Nevèges et prit le nom de Saint-Julien-l'Hospitalier avec la création d'une hospitalité pour les pèlerins. Les siècles suivants, du XIVe au XVIIe, la région connaîtra de nombreux conflits — guerre de Cent Ans puis guerres de Religion — entraînant plusieurs destructions et reconstructions de l'édifice. Le village de Bazaraco, futur Vazerac, se forma autour de l'église ; en 1430 on lui adjoignit un clocher pour protéger la population. La reconstruction la plus importante intervint au XVIIe siècle : les murs romans furent percés pour ouvrir des chapelles et un bénitier à godrons fut installé, encore présent aujourd'hui. Après la Révolution, l'église passa dans la propriété communale ; la commune fit procéder à son inscription aux monuments historiques en 1978 puis engagea des travaux de rénovation, notamment de la toiture. L'église fait aujourd'hui partie de l'ensemble paroissial de Lafrançaise, rattaché au diocèse de Montauban.
D'un point de vue architectural, l'édifice conserve un noyau roman du XIIe siècle mais porte de nombreux remaniements postérieurs. La façade s'ouvre par un portail de style classique encadré de pilastres et surmonté d'un fronton, et elle est percée d'une rose polylobée ; la moitié de la façade est occupée par un clocher-tour rectangulaire de deux étages, en retrait, éclairé par des baies en plein cintre. Au flanc nord s'adosse un escalier à vis dont les parties supérieures ont été tronquées, laissant apparaître la porte de communication avec la tour. L'intérieur présente un vaisseau unique bordé de chapelles latérales dont les arcades varient en dimensions et en mouluration, et se termine par un chœur à cinq pans muni de vitraux. Les croisées d'ogives gothiques remplacent les voûtes romanes originelles et la plupart des fenêtres ont été refaites. Parmi les vitraux et décorations figurent des compositions consacrées à la révélation du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie Alacoque, au couronnement de gloire du martyr saint Julien, ainsi qu'à saint Luc et saint Jean l'évangéliste.